Après le mini lave-vaisselle ultra compact, le four multifonction ! Six ans après sa création, la PME industrielle Daan Tech lance un plan d’investissement de dix millions d’euros pour construire une usine de 7000 m² en Vendée, prendre pied sur le marché des professionnels, étoffer sa gamme et imposer ses modèles « made in France » dans les cuisines européennes et asiatiques.Venue sur le marché du mini lave-vaisselle ultra-compact en 2020, Daan Tech, ex-startup parisienne devenue PME industrielle, ambitionne de devenir une ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire), faisant rayonner le « made in France » à travers la planète. A Cugand, en Vendée, la jeune entreprise a déjà produit et écoulé 60.000 mini lave-vaisselles dans vingt-cinq pays, dont 35% en France. Comme une preuve de concept.
« On veut prouver qu'il est possible de fabriquer en France des produits électroménagers grand public de haute qualité, à tarif compétitif, conçus pour durer 10 ans et utilisant des matériaux recyclés pour limiter leur empreinte... et répondre aux enjeux du 21ème siècle », affirme Antoine Fichet, fondateur et président de Daan Tech, qui vient de finaliser son plan stratégique pour les cinq prochaines années. « On entre aujourd'hui dans une nouvelle phase de notre développement », reconnaît-il.
Cinq ans d'industrialisation
Née en 2016 dans la tête d'Antoine Fichet, l'idée d'un mini lave-vaisselle aura mis cinq ans pour se concrétiser entre le premier prototype créé en 2017 et le lancement de la production en 2020 de Bob, mini lave-vaisselle ultra design, compact (34cm x 49x49) éco-conçu (95% de plastiques recyclés) et économe en eau. Selon les cycles, il consomme 1,9 ou 3,9 litres d'eau. "Soit cinq fois moins qu'un lavage à la main", assure le fabricant. Destiné aux foyers de 1 à 2 personnes qui rechignent à faire la vaisselle, la machine est capable de laver 6 assiettes, 4 verres et des couverts en 20 minutes avec une consommation d'énergie de 0,37kw.
Ce qui lui vaut un classement énergétique en F, plombé par le nombre d'assiettes lavées comparativement aux appareils vendus pour 12 ou 24 couverts. « Aujourd'hui, la réindustrialisation est dans l'air du temps. Le patron de BPIFrance ne rate pas une occasion pour promouvoir le "made in France", mais à l'époque, les soutiens étaient un peu moins vrais... », témoigne Antoine Fichet, qui s'est très vite entouré d'un expert de l'électroménager. A savoir, Nicolas Ravallec, ex-responsable industriel de Brandt, nommé directeur général de Daan Tech. Le coup de pouce viendra, aussi, d'une campagne de précommande menée en 2018 qui a permis de récolter 1,2 million d'euros en un mois. Un record !