Lancement de la plateforme e-santé et télémédecine Qimed en Pays de la Loire

Frédéric Thual, à Nantes

Frédéric Thual, à Nantes
La santé se met à l'heure numérique dans les Pays de la Loire. Les CHU de Nantes et d'Angers, et les centres hospitaliers de Château-Gontier (53) et de Châteaubriant (44) seront les premiers établissements de la région à être reliés à la plateforme e-santé Qimed d'ici la fin de l'année 2015 en vue d'un traitement optimisé de l'AVC (accident vasculaire cérébral). En 2016, sept autres établissements seront reliés à Qimed.
Eric Manoeuvrier, administrateur du GCS e-santé Pays de la Loire, structure créée en 2011 pour déployer et piloter les projets mis en œuvre par les politiques de santé décidées par l'ARS, présente ainsi les atouts de cette plateforme :
Cécile Courrèges, directrice générale de l'ARS des Pays de la Loire, explique l'enjeu:
De fait, les outils de télémédecine devraient concourir à réduire les distances entre les professionnels de santé, et notamment favoriser la mise en relation des médecins généralistes et spécialistes, qui pourront partager des données et des avis.
Le lancement prochain d'une étude devrait permettre de mesurer les gains financiers obtenus par cette optimisation dont l'investissement s'élève entre 800.000 € et un million €. Les coûts de fonctionnement sont estimés à 500.000 €/an au cours des deux prochaines années. Des journées de formation devraient être dispensées auprès des professionnels de santé pour accompagner le changement des pratiques et inciter à ces nouveaux usages.
Suite à un appel d'offres engagé dès 2014, la mise en œuvre de la plateforme a été confiée à un consortium, constitué de la société Ido-in, spécialisée dans l'informatisation des systèmes d'information dédiés au secteur de la santé et par Orange Healthcare, division santé d'Orange créée en 2007, intervenant déjà, sur une dizaine de plateformes (Aquitaine, Normandie, Ile de France, etc.).
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Loin d'être la première à s'être embarquée dans l'aventure, l'ARS des Pays de la Loire se console en estimant "qu'elle n'essuiera pas les plâtres". Une trentaine de projets e-santé et télémédecine ont néanmoins été financés en Pays de la Loire ces dernières années. Ils auront, plus ou moins, vocations à intégrer la plateforme Qimed à l'image du projet le plus avancé sur l'AVC.
Très vite, la plateforme va être enrichie par un dispositif de téléconsultations qui permettra aux Ehpad (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) de bénéficier des services de centres experts (plaies et escarres, psychiatrie, troubles du comportement, soins palliatifs...).
Lancé dans quelques structures fin 2015, ce dispositif devrait être véritablement déployé dans une vingtaine d'établissements d'ici la fin 2016. Année au cours de laquelle, des outils de gestion du parcours de santé des usagers sera mis en œuvre dans le cadre du Parcours Santé des Ainés en Mayenne.
Dans le cadre de la modernisation des systèmes d'informations, interviendra également la mise en réseau des cinq SAMU Centre 15 départementaux, à travers le projet ARéSA (Articulation régionale des SAMU) et autour d'une base régionale centralisée, permettant un partage des données.
Il permettra, en outre, de connaître en temps réel les moyens opérationnels disponibles des Hélismurs et des SMUR (Service mobile d'urgence et de réanimation) des zones limitrophes pour les déployer efficacement sur le territoire régional.
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Enfin, homologué MSSanté par l'ASIP Santé, le GCS e-santé Pays de la Loire devient opérateur de messagerie. Cette solution, financée par l'ARS, offre aux professionnels de santé de disposer d'une messagerie sécurisée pour échanger des mails et des documents soumis au secret professionnel, qui ne pouvaient jusqu'ici transiter par des messageries traditionnelles.
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