Ces nouvelles formes de cultures qui transforment Paris

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Le maraîchage, qu'il s'implante sur les toits-terrasses des immeubles ou à même le sol dans des jardins, comme la plantation d'arbres fruitiers dans les rues, contribue à un meilleur équilibre alimentaire
Le maraîchage, qu'il s'implante sur les toits-terrasses des immeubles ou à même le sol dans des jardins, comme la plantation d'arbres fruitiers dans les rues, contribue à un meilleur équilibre alimentaire (Crédits : Reuters)
A l'occasion du Forum Smart City du Grand Paris, organisé par La Tribune les 26, 27 et 28 novembre prochains à l'hôtel de ville de Paris, experts, politiques et entrepreneurs ont pris la parole dans un numéro spécial consacré à la ville intelligente. Dominique Alba, dirigeante de l'Atelier parisien d'urbanisme, revient sur les évolutions qui renouvellent l'esthétique urbaine.

Le nom des rues, à Paris, raconte l'histoire des liens entre la ville et la nature.Nature cultivée, rue des Plantes, rue des Vignoles, rue des Maraîchers ; nature ornée, cours de la Reine ; nature contrariée, avec la construction de quais protecteurs des crues de la Seine ; nature mythique, les Champs-Élysées... Les premiers des 100 000 arbres d'alignement parisiens, aujourd'hui protégés et parfois âprement défendus, sont plantés au XVIe siècle, sous le règne d'Henri IV, pour répondre aux besoins en bois de chauffage. Les arbres d'alignement, symboles d'une nature domestiquée, entrent ainsi dans la composition des villes comme un des éléments déterminants d'une politique publique fondée sur des raisons économiques.

Régulation de la température ambiante

Cinq cents ans plus tard, de nouvelles raisons, la santé, le confort, l'écologie urbaine, conduisent à d'autres transformations. Les plantes grimpantes protègent les pignons comme les façades et participent à la régulation de la température ambiante ; le maraîchage, qu'il s'implante sur les toits-terrasses des immeubles ou à même le sol dans des jardins, comme la plantation d'arbres fruitiers dans les rues, contribue à un meilleur équilibre alimentaire ; les chaussées poreuses participent à la rétention de l'eau de pluie, minimisent les rejets dans la Seine et les égouts ; les plantations sur les balcons, au pied des arbres et dans les jardins partagés favorisent la biodiversité.

Ces nouvelles formes de cultures, dans leur diversité et avec les arbres d'alignement, changent le paysage des villes. Ces évolutions, qui transforment le rapport des citadins à la nature, ouvriront-elles aussi la voie à de nouvelles esthétiques urbaines ?

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