De quoi les smart grids sont-ils le nom?
Jean-François Rouge
Jean-François Rouge
"Les smart grids, autrement dit les réseaux intelligents, c'est l'univers de l'électricité plus les technologies numériques, mais pas que...", attaque d'emblée Philippe Monloubou, président du directoire d'ERDF (filiale d'EDF qui se consacre à la distribution d'électricité aux particuliers comme aux entreprises).
Ce "pas que" fait allusion à l'aspiration de plus en plus forte des territoires à maîtriser eux-mêmes leur développement et leur environnement. Ils ne veulent plus que leur "bonheur" -c'est-à-dire leur urbanisme et leur cadre de vie- soit décidé de Paris par des groupes, souvent d'Etat, mais perçus comme lointains.
Et pour cela, les smart grids apportent une réponse souple et décentralisée.
Cette révolution est rendue possible par l'introduction massive de capteurs à bas coût qui renseignent les exploitants de grands réseaux électriques ou gaziers sur l'état de leur infrastructure et sur le niveau de consommation. Ce qui permet, en outre, de réduire les consommations d'énergie et donc d'agir sur le climat.
Devenant plus "agiles", ces grands groupes redécouvrent qu'ils ne sont pas "seuls au monde" et même qu'ils ont besoin du monde ! Des territoires sur lesquels ils sont implantés et de leurs élus, mais aussi des startups high tech qu'ils ont longtemps ignorées :
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"L'innovation réside dans les interfaces et dans l'interdisciplinaire", confirme Nourdine Hadj-Saïd. Ses étudiants, ainsi formés aux réseaux de demain, n'ont aucun mal à se placer -des groupes étrangers viennent les "débaucher" six mois avant leur sortie de l'école !
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Spécialiste de l'innovation ouverte, Martin Duval, P-DG de Bluenove, confirme :
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