« Les X Games, c’est notre Ligue des champions » (Kevin Rolland, skieur freestyle)
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Kevin Rolland, skieur freestyle.
© Michael Madrid/USA TODAY Sports via Icon Sport
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Kevin Rolland, skieur freestyle.
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Seize participations, neuf podiums dont cinq sur la plus haute marche : les X Games, Kevin Rolland connaît. À 34 ans, le médaillé de bronze aux JO 2014 en halfpipe, qui vient de publier un beau livre pour refermer sa carrière (Pas le temps pour les regrets, Hugo Sport, 240 pages, 34,95 euros), observe ça de haut après avoir été fasciné pendant toute sa jeunesse.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Pouvez-vous expliquer la philosophie des X Games ?
KEVIN ROLLAND - C'est la Ligue des champions des sports extrêmes. Au commencement, il n'y avait ni championnats du monde ni Jeux olympiques mais cette compétition, où tous les meilleurs se retrouvaient. Comme dans tous les sports extrêmes, la dimension spectacle est primordiale : ça hurle partout et la musique est omniprésente. Aux États-Unis [à Aspen], c'est un événement créé pour la télé. En Europe [à Tignes, de 2010 à 2013], c'était plus bordélique mais plus humain. Gamin, je me levais à 4 heures du matin pour regarder sur ESPN. Et ça se méritait parce que c'étaient les débuts d'Internet. Après, ça s'est démocratisé.
En 2008, vous y participez. Qu'est-ce qui vous a marqué ?
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C'était ma première fois aux États-Unis et je me retrouve avec toutes mes idoles. C'était comme un accomplissement, même si, arrivé sur place, j'ai été happé par la compétition. Je me suis senti pousser des ailes. Un peu trop. Je fais troisième des qualifications derrière Tanner Hall et Simon Dumont, qui étaient en poster dans ma chambre. Comme tous mes rêves se réalisaient, je pensais qu'il suffisait d'y penser pour que ça marche. J'ai fait des folies pour gagner, alors que je n'étais pas du tout près techniquement. Ça n'a pas loupé : je me suis fait les ligaments croisés.