Paris 2024 : comment le Quai d’Orsay orchestre le ballet diplomatique
Stéphane Colineau
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© LTD / REUTERS/Michel Euler/Pool
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Pour les sprinteurs, les Jeux olympiques débuteront véritablement au coup de feu du starter. Pour les agents du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, le coup d'envoi de Paris 2024 sera donné lorsque le premier chef d'État posera le pied sur le sol français, une poignée d'heures avant la cérémonie d'ouverture (26 juillet). Il faut imaginer près de 200 délégations étrangères, dont les plus puissantes du monde, surgissant presque simultanément d'avions présidentiels ou de vols commerciaux à Roissy, Orly, Villacoublay ou au Bourget, mais aussi d'Eurostar et de Thalys à la gare du Nord. Comment les accueillir si vite et sans fausse note ? Les guider vers leurs hôtels, leurs ambassades, les sites olympiques ? S'assurer que les accréditations sont en ordre ? À ces défis logistiques s'ajoutent les précautions à prendre dans un contexte international tendu par la guerre en Ukraine et dans la bande de Gaza.
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Cent quatre-vingt-cinq diplomates français ont déjà été recrutés et formés. Chacun d'entre eux tiendra le rôle clé d'agent de liaison auprès d'une délégation. Rompus aux usages du Quai d'Orsay, ils ont aussi été sélectionnés pour leur connaissance de la culture et, dans la mesure du possible, de la langue des dignitaires qu'ils seront chargés de chaperonner. En contact permanent et direct avec les délégations, ils échangeront dès que nécessaire avec le poste de commandement du protocole, installé au siège du comité d'organisation (Cojop), où prendront place d'autres agents du ministère et des membres de la direction du protocole du Cojop.
Stéphane Colineau
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