ACI Groupe : cet industriel lyonnais qui a repris 11 entreprises depuis la crise Covid
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Le lyonnais ACI Groupe prépare une levée de fonds de trois à cinq millions d'euros pour la fin 2021 en vue de financer d'autres acquisitions à venir.
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RELANCE. Alors que certains industriels ont décidé de freiner des quatre fers, le fournisseur de rang 1 et 2 pour l'aéronautique, l'automobile, le ferroviaire et la défense ACI Groupe a au contraire choisi d'accélérer fortement sa stratégie, en capitalisant sur le Plan de relance. Créée de toutes pièces en 2019 par deux cadres issus de grands groupes (Airbus, Aubert et Duval, WeAre etc), cette ETI lyonnaise vient de reprendre une dizaine de PME en pleine crise et prévoit de lever 3 à 5 millions d'ici la fin de l'année pour booster encore son déploiement.
En quelques mois, les deux hommes, qui ont installé le siège social de leur entreprise à Lyon, ont signé l'acquisition d'une bonne quinzaine d'entreprises presque toutes situées dans la région Auvergne Rhône-Alpes.
Avec une ambition clairement affichée : frapper vite et fort afin de constituer rapidement un réseau industriel multipôles solide, capable de proposer aux donneurs d'ordre la fabrication, essentiellement made in France de sous-ensembles. Pour accélérer encore dans les prochains mois, une levée de fonds de trois à cinq millions d'euros est envisagée pour la fin 2021.
"Nous avons ciblé cinq branches d'activité différentes : la sous-traitance et la maintenance aéronautique, la mobilité et l'énergie, la Défense et l'industrie, les produits et enfin le médical ", explique Philippe Rivière. "Ces secteurs ont en commun de présenter à l'entrée de fortes barrières techniques ou réglementaires. Nous préférons nous engager sur des marchés difficiles à pénétrer. Autre critère de sélection : ces marchés nécessitent tous des mix de pièces à valeurs ajoutées différentes".
Accélération dès 2021
Une stratégie que la crise sanitaire n'a pas remise en question, au contraire même... "Nous avions prévu d'avoir un groupe pesant 100 millions d'euros en 2023, finalement ce sera en 2021", sourit Philippe Rivière.
"Devant cette crise, nous avions deux choix : nous contenter de ce que nous avions déjà lancé, ou accélérer. Nous avons choisi d'aller sur une stratégie encore plus offensive. Le plan de relance injecte beaucoup d'argent dans l'industrie française, sur des secteurs clés comme l'hydrogène ou le militaire par exemple".
Il entrevoit ainsi un phénomène de rationalisation et de consolidation à venir au sein des petits sous-traitants, sur le même schéma que ce qui s'est passé pour l'aéronautique il y a quelques années. "Notre positionnement en pôles capables de fournir des sous-ensembles est encore plus pertinent".
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