Décarbonation des territoires : pourquoi le groupe Suez a choisi de s'allier au Drômois Prodeval
Stéphanie Gallo Triouleyre
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La création de cette joint-venture représente en réalité une nouvelle étape dans une collaboration déjà ancienne entre les deux entités. Mais elle lui permettra d'adresser un marché de taille, couplant production de biogaz par méthanisation et...
Son nom de code : Works4Impact. C'est à travers cette nouvelle co-entreprise que le groupe Suez et l'entreprise drômoise Prodeval veulent développer désormais un nouveau projet : celui de commercialiser des solutions d'énergie verte, développées à partir du biogaz, auprès d'acteurs publics. Outre un marché en croissance en France comme à l'international, il s'agit d'une nouvelle opportunité pour l'ETI régionale de poursuivre son hypercroissance, déjà spectaculaire.
"Works4Impact", voici le nom de la toute nouvelle joint-venture créée il y a quelques jours par Suez et Prodeval (60% Suez/40% Prodeval). Car c'est bien l'impact sur le climat par la décarbonation de l'énergie qui est revendiqué, à travers cette nouvelle structure de commercialisation à travers la distribution de BioGNV, issu cette fois d'une nouvelle source de valorisation.
Elle associera le géant français de la gestion de l'eau et des déchets et une ETI drômoise en hypercroisssance, spécialisée dans la valorisation du biogaz issu de la méthanisation de déchets organiques (industriels et agricoles principalement).
Dans la région, une autre entreprise, Waga Energy, propose la valorisation de biogaz des sites d'enfouissement sous forme de biométhane.
Une solution de mobilité verte pour les collectivités locales clientes de Suez
Ambition de Works4Impact : commercialiser auprès des clients publics de Suez, une solution d'énergie décarbonée pour développer la mobilité verte, grâce à la distribution de BioGNV (Bio Gaz pour les véhicules).
"L'hydrogène et l'électricité sont souvent mises en avant mais est important aussi de s'intéresser au biométhane, car je suis persuadé que demain il faudra s'appuyer sur un mix énergétique solide", insiste Sébastien Paolozzi, président de Prodeval.
Le biométhane, issu de la dégradation biologique des matières organiques, se substitue en effet au gaz naturel d'origine fossile. Liquéfié ou comprimé, il peut aussi être utilisé comme carburant vert.
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"Le biogaz est issu de deux types d'activités : les activités de traitement des résidus agricoles par méthanisation et les activités de traitement de la fraction biologique des déchets ménagers et des boues issues des eaux usées", précise Diane Galbe, directrice générale adjointe du groupe Suez, en charge de la business unit mondiale Smart et Environmental Solutions et de la Stratégie.
Si le premier segment continuera d'être traité en direct par Prodeval, c'est à ce deuxième marché, constitué justement par les déchets ménagers et les boues issues des eaux usées, que s'adressera "Works 4 Impact", où s'alliera la force du réseau Suez à l'expertise technique de Prodeval.