« Jamais » Veolia n'aura « été aussi fort ». Son PDG, Antoine Frérot, n'a pas mâché ses mots en annonçant ce jeudi des « résultats record » sur le premier semestre de l'année, lequel s'est achevé, fin juin, par la formalisation de l'entente enfin trouvée avec Suez - au terme d'une bataille homérique entamée en août dernier - et par le dépôt officiel de l'OPA auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Pour rappel, face à ce futur mastodonte, un « nouveau Suez » indépendant verra aussi le jour, et fera moins de la moitié du groupe actuel avec un chiffre d'affaires de l'ordre de 7 milliards d'euros.
Ces excellents résultats ont de quoi conforter le leader mondial de l'eau et des déchets dans sa stratégie d'expansion, au moment où s'amorce la fusion avec son concurrent et rival historique, et après que le conseil d'administration de Suez a recommandé son rachat au prix de 20,50 euros par action. De fait, l'OPA est officiellement ouverte ce jeudi.
Pour cause: comparé à fin juin 2019, avant la crise sanitaire, « le chiffre d'affaires est en hausse de 4,6% à 13,6 milliards d'euros, et l'Ebitda [l'excédent brut d'exploitation, Ndlr] a progressé de 6,2% à 2 milliards », a développé le patron de Veolia lors d'un point presse. Dans le détail, le bénéfice net s'élève à 301 millions d'euros sur le premier semestre, contre une perte nette de 138 millions à la même époque l'an passé, et un bénéfice de 331 millions d'euros au premier semestre 2019.