Cybersécurité : Hackuity accélère le déploiement de sa plateforme de gestion des vulnérabilités
Stéphanie Gallo Triouleyre
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En 2021, plus d'une entreprise française sur deux a subi au moins une cyberattaque selon le baromètre de la cybersécurité en entreprise CESIN 2022. Dans le monde, selon Cybersecurity ventures, ces cyberattaques auraient couté quelque 6.000 milliards de dollars de dommages. Un chiffre annoncé à 10.500 milliards à l'horizon 2025...
C'est dans ce contexte particulièrement sensible - encore plus surveillé depuis le début du conflit entre la Russie et l'Ukraine -, que la start-up lyonnaise de cybersécurité Hackuity accélère son développement. Après avoir levé 12 millions d'euros il y a trois mois, auprès du fonds d'investissement Sonae IM et de la Banque des Territoires, elle annonce le recrutement d'une soixantaine de collaborateurs à Lyon, Paris et Singapour.
Créée il y a trois ans par Patrick Ragaru et Pierre Polette, déjà multi-entrepreneurs et ex-cadres dirigeants d'Orange Cyberdéfense, Hackuity a développé une plateforme de gestion des failles de sécurité.
Commercialisée depuis mars 2020, après plus d'un an de R&D, Hackuity a séduit une quarantaine de grandes entreprises (dont Sanofi par exemple), pour un chiffre d'affaires récurrent d'un million d'euros. Ambition sous deux ans : multiplier ce chiffre d'affaires par six. Grâce à la levée de fonds de mars derniers, la start-up poursuit sa roadmap technologique pour booster, notamment, la performance de son algorithme de priorisation et de ses procédures d'automatisation.
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Hackuity compte en parallèle se déployer à l'international, notamment en Europe et en Asie. Elle a d'ailleurs ouvert, en début d'année, un bureau à Singapour. « Nous sommes en train d'ouvrir également à Londres et aux Pays-Bas. En 2023, notre objectif est de réaliser 40% de notre chiffre d'affaires en dehors de la France, contre 10% aujourd'hui. Nous voulons devenir un champion européen », précise le dirigeant.
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