La filière Beaufort valorisera le lactosérum
Didier Bert
Didier Bert
L'inauguration de l'usine Savoie Lactée répond à la volonté des producteurs de Beaufort de tirer parti de ce résidu de la production fromagère. L'établissement employant dix personnes pourrait produire annuellement 500 tonnes de poudre de lait, 305 tonnes de beurre et 40 tonnes de ricotte italienne.
« A l'origine, nous ne prenions pas en charge la valorisation de notre lactosérum et nous le vendions à Lactosérum France, qui le transformait lui-même en poudre, explique Yvon Bochet, le président de l'Union des producteurs de Beaufort (UPB). Or, chaque kilo de beaufort produit génère 9 kg de lactosérum, d'un niveau de qualité élevé ; c'était donc une perte pour nous. »
Le projet est né en 2009, « quand les sept coopératives constituant l'UPB ont décidé de ne plus le traiter comme un sous-produit encombrant et de transformer cette charge en produit, en se réappropriant le marché », poursuit M. Bochet.
L'usine Savoie Lactée tirera également parti de ses propres sous-produits acides. Un traitement biologique par méthanisation épurera à 99% les eaux usées du site, précise l'UPB. Cette solution est moins gourmande en énergie et rejette moins de boues.
Le Beaufort est une Appellation d'origine protégée (AOP). Le lait provient exclusivement de vaches Tarine et Abondance. Le fromage est fabriqué exclusivement dans les vallées savoyardes du Beaufortain, de la Tarentaise, de la Maurienne et une partie du Val d'Arly.
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