Protéines d’insectes : avec sa levée de 15 millions, l’auvergnat Invers s’apprête à bâtir une filière régionale autonome
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Grâce à sa dernière levée, Invers va pouvoir bâtir un nouveau couvoir de 4.000m², toujours dans le Puy-de-Dôme, qui lui permettra de multiplier d'ici un an ses capacités de production d'insectes par dix pour fournir des protéines destinées à...
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La PME auvergnate vient de lever 15 millions d’euros pour accroître ses capacités de production de larves d’insectes, alternatives aux protéines destinées à l’alimentation animale. Ce tour de table se combine à la création de la première filiale régionale d’Invers, montée avec trois coopératives du territoire (Limagrain, Eurea et Oxyane). Celle-ci doit permettre de booster, en Auvergne-Rhône-Alpes, l’implantation de bâtiments d’élevage de larves au sein même des exploitations agricoles, dans un modèle circulaire constituant le socle du fonctionnement de l’entreprise.
Quelques jours après la méga levée de fonds de 250 millions d'euros d'Innovafeed, poids-lourd mondial de la production de protéines à base d'insectes, c'est au tour de l'Auvergnat Invers de boucler son tour de table. Plus modeste certes (avec ses 15 millions d'euros collectés auprès d'Idia Capital Investissement, Agri Impact, UI Investissement, Crédit Agricole Centre France et Limagrain), mais néanmoins révélateur de l'attractivité d'une filière française qui a su s'affirmer en quelques années comme le leader international du sujet avec le top 3 mondial (Innovafeed, Agronutris et Ynsect) dans ses rangs.
Dans son couvoir de Saint-Ignat dans le Puy-de-Dôme, elle produit des démarrages d'élevage - des micro-larves de vers de farine (Tenebrio Molitor)- , qu'elle livre à des agriculteurs. Ceux-ci, grâce à l'utilisation de co-produits (de son notamment) élèvent ces insectes jusqu'au stade de larves (un mois environ) et utilisent les déjections des insectes comme fertilisants.
Dans ce système, ces exploitants agricoles en recherche de nouveaux revenus protégés des aléas climatiques investissent pour être propriétaires des bâtiments d'élevage « 0 énergie » et du matériel fournis par Invers. Une fois élevés, les vers sont collectés par Invers et transformés dans son usine pour une valorisation à destination de l'alimentation animale.
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