LA TRIBUNE - Vous venez de terminer une visite de deux jours en Auvergne Rhône-Alpes : quel était l'objectif de cette tournée ?
ALEXANDRE PERRA - Je me déplace régulièrement dans les différentes régions françaises. Mais cette visite avait une saveur particulière, et pas seulement parce que je suis moi-même Lyonnais.
J'en ai également profité pour rencontrer des acteurs de l'innovation, comme l'entreprise de travaux publics Serfim, avec laquelle nous avons mené en juillet dernier le premier chantier urbain bas carbone jamais conduit en France. A cette occasion, nous avons montré qu'il y avait des solutions au problème des émissions de carbone liées aux travaux publics. Certes la production de ciment est aujourd'hui responsable de 7% des émissions mondiales de dioxyde de carbone, mais nous montrons qu'il est possible de construire avec un béton bas carbone.
EDF est d'abord un énergéticien : pourriez-vous rappeler en quoi ces questions de décarbonation des travaux publics vous touchent ?
EDF s'est donné pour mission de construire un avenir énergétique neutre en carbone qui place les enjeux de préservation de la planète au cœur de sa stratégie. Et il se trouve que l'électricité grâce aux innovations qu'elle permet offre une solution pour décarboner tous les secteurs aujourd'hui polluants.
Notre objectif est aussi d'aider nos clients, particuliers ou entreprises, à se décarboner en adoptant par exemple des solutions de substitution de leur chaudière au fioul ou au gaz par des pompes à chaleur à électricité, en développant les usages de la mobilité électrique, comme dans le Grand Lyon où l'on contribue à l'installation de bornes (avec sa filiale Izivia, ndlr), ou encore en les équipant de panneaux photovoltaïques comme l'installation que nous avons réalisée avec le groupe Leclerc en installant 22.000 mètres carrés de panneaux solaires sur des ombrières des parkings.