Photovoltaïque : Solarhona sécurise le financement des petits parcs solaires moins attractifs
Emma Rodot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Face aux difficultés d'investissement dans les projets photovoltaïques de petite taille, le financement par capitalisation ne suffisait plus pour la jeune holding Solarhona Invest, qui vient de renforcer son assise financière par un emprunt de 100...
Solarhona/Kodadrone
Photovoltaïque : Solarhona sécurise le financement des petits parcs solaires moins attractifs
Après deux ans de négociations, la filiale photovoltaïque de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) vient de franchir un nouveau cap avec la sécurisation d'un premier emprunt de 100 millions d’euros. De quoi financer la construction et l’exploitation de ses premiers parcs solaires, en particulier ceux de petite taille.
En Auvergne Rhône-Alpes comme à l'échelle nationale, une équation n'est pas encore tout à fait résolue : « comment passer de quelques grandes surfaces de production photovoltaïques à des sites plus petits et plus nombreux afin de massifier la production ? » Cette question structurante est posée par Maëlle Vanderkam, directrice générale de Solarhona. Cette jeune filiale de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) travaille depuis 2021 à la conception et l'exploitation de projets photovoltaïques. Et cela, en parallèle des activités énergies renouvelables de la CNR, concessionnaire du Rhône jusqu'en 2041, qui se pose déjà comme « le premier producteur français d'énergie exclusivement renouvelable ».
Pour y parvenir, la jeune filiale s'appuie sur une myriade de projets. Objectif : investir dans une centaine d'infrastructures solaires par an à terme, à la fois sur des toitures, des ombrières ou au sol, avec des capacités différentes allant de 100kwc pour les parcs les plus petits (soit 1.000 m2 de surface) à 5 MWc pour les gros. Puis d'en gérer l'exploitation et d'en toucher les revenus.
Pour parvenir à ces objectifs, l'entreprise a dû s'armer en formulant un modèle économique à la fois « solide et singulier », pointe Maëlle Vanderkam. Le tout, « afin d'aller chercher des petits projets, plus délaissés, ce qui est plus compliqué », dans la mesure où ils sont plus coûteux en temps, en démarches administratives, et moins rémunérateurs que les plus grands parcs solaires.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.