Le focus était mis sur l'emploi, mais cette étude, qui s'annonce comme une première régionale, en a également profité pour faire un point sur les perspectives de développement des projets du biogaz. Et ils sont à la fois nombreux, mais également freinés par le contexte actuel.
Car depuis le démarrage de la guerre menée par la Russie en Ukraine, les biogaz (ou gaz verts) sont en plein boom : le plus souvent produits à partir d'unités de méthanisation issus des productions agricoles ou de la valorisation des ordures ménagères, ils présentent en effet une alternative "verte" aux énergies fossiles, et aussi l'avantage de pouvoir être réinjectés, au sein du réseau du gaz naturel, pour des usages domestiques ou industriels, ou encore transformés en carburant (BioGNV).
En Auvergne Rhône-Alpes, une région déjà connue pour ses expérimentaions en matière d'hydrogène à travers des projets comme Zero Emission Valley, la filière des biogaz n'est en réalité pas en reste : elle emploierait actuellement près de 3.000 équivalents temps pleins à l'échelle régionale (selon des projections réactualisées depuis 2018), au sein de 136 unités de méthanisation en fonctionnement, dont 28 en injection (contre 15 en 2020). Soit un total de 172 entreprises régionales liées à la filière.
Côté bioGNV également, la production bénéficie d'une forte dynamique en Auvergne-Rhône-Alpes, avec un parc de véhicules GNV qui a connu lui aussi une augmentation de +50% entre 2020 et 2021. On dénombre ainsi près de 1.166 camions (+48% en 2021) et 500 bus et cars (+55%) en circulation dans la région.