LA TRIBUNE AURA - Avec des résultats financiers qualifié de « solides » compte-tenu de la période actuelle, marqués à la fois par un PNB en très légère baisse (-1,3%), une marge d'intérêts à -2,3%, des frais généraux qui s'améliorent mais également un résultat brut d'exploitation en légère amélioration (0,3%), le réseau de la BPAURA a bien résisté. Les enseignements tirez-vous de cette première année de crise sanitaire pour l'ensemble de votre réseau bancaire, concernant notamment sa solidité et sa résilience ?
DANIEL KAYOTIS - Je crois que nous avons désormais la confirmation que le secteur bancaire traditionnel est beaucoup plus résilient que beaucoup ne l'imaginaient. Cette crise redonne des lettres de noblesse au secteur, à un moment où l'on ne parle plus beaucoup des néobanques et de banques en ligne.
Nous avons revu fondamentalement nos modes d'organisation et de management, et je pense que cette crise sera synonyme de transformation pour le réseau bancaire en général, et pour nous en particulier.
C'est effectivement l'accélération du digital, l'implantation du télétravail de manière plus intense au sein de nos organisations, mais aussi l'exploitation du e-commerce que l'on doit encore plus intégrer au sein de nos activités commerciales, dans le but d'accompagner nos clients pour qu'ils prennent le virage du click and collect, par exemple. A ce titre, nous avons un rôle majeur pour accompagner nos clients.
Les outils digitaux ont également révolutionné le management : même si l'on peut regretter aujourd'hui l'absence de réunions physiques, des outils comme Teams ont permis de conserver un fort lien entre les collaborateurs.