En attendant l'ouverture des terrasses, le brasseur Ninkasi s'outille avec de la dette privée
Zoé Favre d'Anne
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La levée de dette de 3,5 millions d'euros va donner une bouffée d'oxygène en matière de trésorerie au brasseur Ninkasi pour amorcer les études de son nouvelle usine de Tarare, qui est selon son fondateur indispensable pour éviter la saturation de son...
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Malgré les pertes liées à la crise sanitaire, le Ninkasi veut maintenir son projet de nouvelle usine de brassage pour 2023 et s'implanter à Paris d'ici la fin de l'année. Tout en se préparant à la réouverture des terrasses d'ici la mi-mai, le brasseur-restaurateur lyonnais, vient de faire appel à de la dette privée et de plaider sa cause pour un relèvement de sa cotation Banque de France.
Avant l'apparition du Covid-19, les plans du Ninkasi, brasseur-restaurateur lyonnais, étaient orientés vers l'expansion, aussi bien en termes de volume de bière brassée, qu'en nombre d'établissements. Avec les contraintes sociales et sanitaires, puis les neufs mois de fermeture, les revenus du groupe ont forcément diminué, mais les plans ne bougent pas.
"Le Covid-19 a eu un impact violent sur la trésorerie de l'entreprise, alors que nous avons un projet d'investissement majeur avec la construction d'une nouvelle usine de brassage prévue pour 2023", annonce Christophe Fargier, fondateur du Ninkasi.
De mars à septembre 2020 le groupe a néanmoins perdu 6 millions d'euros, sur un total d'environ 30 millions d'euros de chiffre d'affaires habituellement. Mais les charges elles, n'ont pas baissées et "en un an, de mars 2020 à mars 2021, sa perte de trésorerie s'est chiffrée à trois millions d'euros."
Le groupe a déjà contracté trois PGE, d'un million d'euros chacun, pour amortir cette perte. Après avoir un temps descendu sa note, la Banque de France vient par ailleurs réévalué la note de l'établissement lyonnais, ce qui lui permet de prétendre au prêt participatif pour reconstituer ses fonds propres.
Au total, la dette du groupe s'élève à une vingtaine de millions d'euros. "L'enjeu est de reconstituer les fonds propres pour maintenir un ratio correct." Dernière avancée vers cette objectif : un des actionnaires du Ninkasi, a converti 2,5 millions d'euros d'obligations en fonds propres.
"C'est un projet que nous ne pouvons pas temporiser"
Le recours à la dette privée, via les fonds Eiffel Croissance Directe et AGRRO Croissance d'Eiffel Investment Group, est donc plutôt un moyen de ne pas abandonner les projets d'investissements. Cette levée de dette a été faite fin mars auprès d'Effeil Investement Group et elle s'opère en plusieurs temps. A ce stade, "2,5 millions d'euros ont déjà été obtenus et il y a une option d'un million, si nous consolidons nos fonds propres", explique Christophe Fargier.
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