En pleine pénurie de composants électroniques, le fabricant de composants et systèmes électroniques haute performance, Teledyne e2v semiconductors, vient de remporter un appel à projets France Relance qui vise à lui permettre de faire un bond technologique. Basée dans la banlieue de Grenoble, elle se pose comme l’une des deux filiales françaises du groupe Teledyne e2v, avec ses composants de niche destinés aux industries spatiales, médicales, ainsi qu’à la défense.Ses produits (microprocesseurs, convertisseurs de données, solutions d'imagerie, etc) sont commercialisés dans le monde entier, pour des applications industrielles, spatiales, médicales, ainsi que pour l'aéronautique et la défense.
Près de Grenoble, le site de Teledyne e2v semiconductors (ex-Thomson) est l'une des deux filiales françaises du groupe américain Teledyne e2v semiconductor.
"Notre groupe a été fondé en 1955 qui a connu plusieurs actionnaires, jusqu'à être racheté par le groupe Teledyne en 2017, qui a lui-même racheté ensuite e2v", explique Laurent Monge, directeur général de Teledyne e2v semiconducteur.
Pour autant, celui-ci l'assure : le géant américain de la défense, aux 3,2 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel et 11.000 salariés n'est pas réellement aux commandes des opérations de sa filiale grenobloise au quotidien.
"Comme pour chacune des filiales du groupe, nous avons des gènes communs mais nous opérons de manière autonome, en restant avant tout des sociétés technologiques qui doivent se différencier sur leurs marchés."
Une tension, mais pas de pénurie
Et avec ses 400 salariés et ses 120 millions d'euros de chiffre d'affaires, cette filiale grenobloise se pose justement comme une usine de semiconducteurs encore basée en France. Elle s'est notamment développée autour d'une offre de capteurs d'images pour le secteur du contrôle industriel et du médical, ainsi que dans la fabrication de composants semiconducteurs de haute performance.
A ce titre, ses microprocesseurs, et notamment les convertisseurs de données, sont ensuite utilisés au sein des satellites, de l'avionique, ou encore des systèmes ferroviaires. Sa force : adresser les petits et moyens volumes et réaliser justement du sur-mesure.
"Nous ne nous adressons pas, comme certains acteurs, à des marchés de volumes tels les smartphones par exemple", ajoute Laurent Monge.
A ce titre, cet acteur isérois aura pour l'heure été peu impacté par la pénurie en cours sur la scène mondiale des semiconducteurs :