Ce qu'a annoncé Agnès Pannier-Runacher pour (re)développer la souveraineté de la filière électronique
Marie Lyan
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"Il faut repartir à la conquête de notre souveraineté économique en renforçant notre capacité de production sur les maillons faibles de la chaîne", a rappelé Agnès Pannier-Runacher lors d'une visite dans les locaux de Soitec, près de Grenoble.
A l'occasion d'un Comité stratégique de filière électronique (CSF) qui se tenait dans les locaux du leader de la fabrication des substrats semi-conducteurs innovants Soitec à Bernin (Isère), la ministre Agnès Pannier-Runacher a signé un nouvel avenant au contrat de filière de l'électronique. Une occasion de poser des jalons en vue de (re)développer une filière électronique souveraine, qui pourrait passer, en premier lieu, par le plan France Relance, mais aussi par des partenariats européens.
En visite en Isère au sein des locaux du fabricant de semi-conducteurs innovants Soitec à Bernin, la ministre Agnès Pannier-Runacher a signé un nouvel avenant au contrat de filière de l'électronique, qui avait déjà été signé près de Grenoble deux ans plus tôt.
"La France représente 25 % de l'électronique mondiale et se trouve en en avance sur certains composants avancés, mais la crise actuelle mondiale démontre bien que sur le terrain des composants à plus faible valeur ajoutée, nous dépendons encore beaucoup de l'Asie. Il faut repartir à la conquête de notre souveraineté économique en renforçant notre capacité de production sur les maillons faibles de la chaîne", a rappelé Agnès Pannier-Runacher.
Ainsi, à travers cet avenant, l'Etat réaffirme son soutien aux industriels de l'électronique, réunis sous la houlette du président du comité de filière Thierry Tingaud (également président France de STMicroelectronics), et veut mettre en particulier le cap sur trois axes jugés "stratégiques" pour les mois à venir.
A commencer par le lancement de nouveaux projets d'innovation au service de la transition de la ligue énergétique, qui passera notamment par le développement de l'électronique de puissance visant à améliorer les rendements des véhicules électriques ou les technologies d'intelligence artificielle embarquée. L'Etat s'engage par ailleurs à "accompagner la souveraineté technologique et industrielle de l'Europe", en soutenant des projets d'implantation industrielle, de création de filières d'avenirs, ou de développement de compétences clés.
Enfin, la ministre en charge de l'Industrie souhaite également y ajouter un volet traduisant un engagement plus marqué pour un recrutement plus inclusif auprès des jeunes et des publics en reconversion, mais également de l'égalité hommes-femmes, dans un contexte où les industriels du secteur pourraient être amenés à créer plusieurs centaines d'emplois au cours des mois à venir, épaulés par France Relance.
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