Réindustrialisation : quels sont ces cinq sites « clés en main » que l'Etat compte accélérer en Auvergne-Rhône-Alpes ?
Emma Rodot, Stéphanie Gallo Triouleyre et Marie Lyan
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Étalé sur près de 340 hectares, dont 90 ha sont déjà artificialisés et occupés par des entreprises, et 100 autres ha dédiés à de la renaturation, le projet Inspira figure en tête des plus grands sites accompagnés par l'Etat dans son nouveau programme.
Après avoir dévoilé la semaine dernière la liste des projets « d'envergure nationale ou européenne » exemptés de l'objectif « Zéro artificialisation nette » (ZAN), le gouvernement a annoncé hier soir les noms des 55 premiers sites industriels « clés en main » dont il entend accélérer l'industrialisation. En Auvergne-Rhône-Alpes, cinq d'entre eux sont aujourd'hui fléchés : une ancienne manufacture d'armes, les bâtiments d'un laboratoire pharmaceutique rattaché à l'Institut Mérieux, mais aussi le projet « Inspira », en bord de Rhône, qui s'était pourtant vu retirer son arrêté d'autorisation...
L'objectif : « accélérer la mobilisation d'un foncier industriel de qualité », en labellisant ces sites et en les accompagnant dans leurs démarches réglementaires et d'ingénierie, afin d'attirer des investisseurs et propulser la réindustrialisation. Pour cela, l'Etat dédie une enveloppe de 450 millions d'euros et réaffirme son ambition : réduire, in fine, les temps d'instruction des dossiers industriels à 9 mois, contre 17 mois aujourd'hui en moyenne.
En Auvergne-Rhône-Alpes, cinq sites industriels situés dans cinq départements différents sont concernés par cette opération. Parmi eux, quatre sont des friches industrielles, et un fait l'objet d'une artificialisation. Leur taille, leur niveau de maturité et leurs connectivités sont hétérogènes. Ce qui fait dire à un conseiller du cabinet de Roland Lescure que « la région Auvergne-Rhône-Alpes représente assez bien la diversité des sites », avec des superficies allant 5 à 340 hectares.
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Inauguré une première fois en 2017 par François Hollande, dans le cadre d'un Programme d'Investissement d'Avenir (PIA) - qui avait donné lieu à un investissement public de 50 millions d'euros de la part du Département de la Drôme et de Drôme Aménagement Habitat aux côtés de l'Union européenne et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes-, ce site avait, à l'origine, été pensé comme une plateforme mutualisée d'innovation dans le domaine de l'écotoxicologie. Et était destinée à accueillir 300 chercheurs sur près de 14.000 m2.
Emma Rodot, Stéphanie Gallo Triouleyre et Marie Lyan