Le 26 juillet dernier, les salariés et la direction du site de Niche Fused Alumina attendaient d'être fixés sur le sort de leur entreprise, placée depuis le 23 avril dernier en redressement judiciaire. Finalement, le tribunal de commerce de Chambéry (Savoie) a octroyé un délai supplémentaire pour permettre aux candidats-repreneurs d'améliorer leurs offres à l'égard de l'une des plus anciennes usines de la Tarentaise, qui pèse fort sur l'emploi local avec son ancrage dans un village de seulement 2.000 habitants, et ses 174 emplois.
Cette nouvelle période d'échanges devrait donc permettre de poursuivre le dialogue entre la direction actuelle du site, les salariés et l'ensemble des candidats à la reprise, qui demeuraient très discrets à ce stade. Tout juste glissait-on qu'il s'agit de « groupes plus ou moins grands, français ou non, avec une petite majorité d'européens... Mais il s'agit de cinq repreneurs sérieux ».
Mais désormais, François Hommeril, président national de la CFE-CGC et délégué syndical au sein de Niche Fused Alumina, joint par La Tribune, estime qu'il n'y a plus vraiment de secret à ce stade sur l'identité des candidats, qui entreront à compter de la semaine prochaine dans une nouvelle phase décisive de échanges.