Il ne s'agit que d'un point d'étape et pourtant, il se veut déjà emblématique. Car après un placement en redressement judiciaire décidé il y a seulement deux mois, le 23 avril dernier, et une recherche de repreneurs qui s'est enclenchée sur quelques semaines, le fabricant centenaire de corindon blanc, Niche Fused Alumina (NFA), a finalement déjà reçu pas moins de cinq candidatures potentielles à sa reprise sur la table.
Un premier soulagement pour les représentants des salariés, et notamment pour la CGT, qui défend aux côtés de la CFE-CGC la sauvegarde des quelques 180 emplois du site. Même si rien n'est encore joué : « On nous dit que les candidats repreneurs sont de qualité, et c'est plutôt une bonne nouvelle pour nous que plusieurs acteurs se soient positionnés. Mais on attend de voir quelles seront leurs offres », avancent David Bourquenoud et Anthony Buttarello, tous deux délégués syndicaux CGT de Niche Fused Alumina.
A ce stade, la confidentialité plane cependant encore aussi bien sur les noms, que sur les projets nourris par les cinq candidats. Tout juste quelques informations sont égrainées par le directeur actuel du site, Pierre le Cacheux, contacté par La Tribune : « Nous avons des groupes plus ou moins grands, français ou non, avec une petite majorité d'Européens... Mais il s'agit de cinq repreneurs sérieux ».