Véhicule sans permis : malgré la déferlante AMI, Aixam compte bien rester dans le match
Stéphanie Gallo Triouleyre
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D'ici 5 ans, Aixam espère être sur un trend de 30.000 véhicules fabriqués par an.
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D'ici 5 ans, Aixam espère être sur un trend de 30.000 véhicules fabriqués par an.
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Doublé par Citroën et le fulgurant succès de son AMI lancée en 2020, le Savoyard Aixam (220 millions d'euros de chiffre d'affaires ; 350 salariés) ne sera plus le leader français de la voiture sans permis en 2024.
Sur un marché extrêmement dynamique depuis le Covid, porté par l'engouement des jeunes et de leurs parents pour cette alternative au scooter et aux transports en commun, Aixam affiche pourtant une solide croissance avec 9.800 véhicules sans permis vendus en France en 2023 (19.500 en Europe), contre 9.200 en 2022.
Soit une part de marché de 37% des quelque 26.238 véhicules sans permis neufs immatriculés en France l'année dernière (source AAA Data). Pour mémoire, il s'était vendu seulement 13.000 véhicules sans permis (VSP) en 2019 (tous constructeurs confondus, c'est-à-dire essentiellement Aixam et Ligier à cette date).
En 2024, la tendance est toujours très dynamique, avec des ventes qui s'annoncent (si on se fie au premier semestre) à +20%. Dans ce contexte, Aixam table cette année sur environ 10.500 véhicules vendus en France. Soit un honorable +7% en 2024, un chiffre légèrement supérieur à sa croissance en 2023.
Mais en face de lui, son principal challenger, Citroën, continue d'aligner toujours plus de ses petites AMI électriques devant les lycées et les collèges de l'Hexagone. Son explosion de +69% en 2023 l'a ainsi conduit à jouer des coudes avec Aixam dès l'année dernière en pôle position. 2024 consacrera, sans nul doute, le leadership de Stellantis même si de nouveaux entrants, sont arrivés récemment sur le marché, attirés par le potentiel des VSP : Opel et Fiat notamment.
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