Pour certains, c'était le moment ou jamais. Pour d'autres, un pari presque gagné à la faveur de l'instabilité politique. Neuf mois après son approbation par les deux chambres en première lecture, la proposition de loi écologiste sur l'interdiction des PFAS revient devant l'Assemblée nationale pour un ultime vote, ce jeudi 20 février.
L'un des principaux volets du texte, présenté par le député de Gironde Nicolas Thierry (EELV), vise à interdire dès janvier 2026 la fabrication, l'importation, l'exportation et la mise sur le marché de plusieurs catégories de produits contenant des perfluorés : les cosmétiques, certains textiles, les chaussures et les farts de ski. Surtout, il irait plus loin que l'échelon européen en la matière, en cours de révision, sans pour autant l'outrepasser, ce qui a permis un consensus.
Approuvée en Commission développement durable le 12 février par tous les groupes politiques à l'exception du Rassemblement national (RN), la proposition est désormais en bonne voie d'être adoptée ce soir. Malgré tout, il faut faire preuve de prudence : 35 nouveaux amendements ont été déposés, dont 18 par le RN. Si un seul était adopté, le texte serait renversé et devrait retourner dans le circuit des navettes parlementaires.