Numérique : les contours de la fusion cluster Numélink-Clust'R Numérique se précisent
Maxime Hanssen
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"D'ici 2020, la région Auvergne Rhône-Alpes devra être dans le top 5 européen dans le numérique". Cet objectif réaffirmé par Jean-Michel Bérard, président du Clust'R Numérique, passera notamment par une multiplication par deux des emplois du secteur sur le territoire pour atteindre 80 000 postes. Et pour assurer le développement de la filière, la région Auvergne Rhône Alpes compte bien s'appuyer sur la fusion des deux grands clusters du territoire, Numélink et Clust'R Numérique.
Pour preuve de l'engagement régional, le patron de la collectivité territoriale Laurent Wauquiez et Juliette Jarry, vice-présidente en charge du Numérique, étaient présents lors du séminaire, le 7 septembre dernier, au Puy-en-Velay. Ce temps de travail visait à rapprocher les deux structures, qui fédéreront en janvier 2017, plus de 600 entreprises et environ 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires cumulé.
Le président de la région, qui souhaite faire d'Auvergne Rhône-Alpes "la Silicon Valley européenne", veut utiliser le cluster comme un outil, voire un étendard au service de sa politique numérique. "La Région sera vraiment à vos côtés mais elle a besoin de cet acteur de référence", expliquait Juliette Jarry lors de ce séminaire de travail.
Une volonté qui devrait également s'incarner dans le nom de la nouvelle structure. La dénomination de celle-ci pourrait ainsi être en résonance avec celle du futur campus du numérique voulu par le numéro un des Républicains. Des moyens supplémentaires pourraient être également débloqués par la région, même si aucune enveloppe précise n'a pour le moment été avancée. En ce sens, le schéma régional de développement économique, prévu pour fin 2016, donnera plus d'éléments.
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Mais si les objectifs de cette fusion sont désormais clairement identifiés - faire passer le cluster dans le top européen et ainsi pousser l'attractivité régionale dans le domaine du numérique, le temps est désormais au travail concret de se rapprochement. "Le but est de ne pas simplement additionner les deux clusters, mais il est de définir un positionnement clair", détaille Jean-Michel Bérard. En effet, la typologie et le positionnement de deux clusters n'est pas identique : Numélink est davantage porté sur les TPE IT tandis que Clust'R Numérique est dédié aux entreprises du logiciels.
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Maxime Hanssen