LDLC dans Patron Incognito : "montrer qu'on peut faire tourner une entreprise avec une semaine de quatre jours"
Zoé Favre d'Anne
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Afin de ne pas se faire reconnaître pas ses propres salariés, Laurent de la Clergerie s'est physiquement transformé. Une expérience qui sera diffusée ce lundi 17 janvier, à l'occasion d'un nouvel épisode de l'émission Patron Incognito sur M6.
INTERVIEW. Il y a quelques jours, Laurent de la Clergerie, président du groupe LDLC, entreprise lyonnaise de vente de matériel informatique, confirmait sa participation à l'émission Patron Incognito, diffusée sur M6. Après avoir levé le voile sur les coulisses de son expérience, le dirigeant se frottera ce lundi soir au regard du public, après avoir été immergé au contact de ses salariés, sous couverture, pour observer le fonctionnement de sa société avec un autre œil. Une expérience qui lui aura permis de conforter le choix, fait il y a un an, d'instaurer une semaine de quatre jours dans...
... n entreprise.
Incognito dans sa propre entreprise. C'est ce qu'a tenté Laurent de la Clergerie, à la tête de LDLC, entreprise de vente de matériel informatique créée à Lyon, pour l'émission Patron Incognito, diffusée sur M6. Il s'est glissé, dans le rôle de Fabien, demandeur d'emploi en reconversion. Au milieu de ses équipes, complètement grimé pour ne pas être reconnu, il avait ainsi une place d'observateur, impossible en temps normal.
Laurent de la Clergerie, sous la couverture de Fabien, a passé trois jours à différents postes : dans un magasin franchisé physiquedeBesançon avec Joris, conseiller de vente, et dans l'entrepôt logistique de Nantes avec Vanina, préparatrice de commandes, et Alex, manutentionnaire. L'émission sera diffusée le 17 janvier à 21h05, sur M6.
LA TRIBUNE - Avant tout, qu'est-ce qui vous a poussé à participer à cette émission ?
LAURENT DE LA CLERGERIE. Au début, je ne voulais pas le faire, personnellement, parce que je ne voulais pas apparaître à la télévision. Deux choses m'ont poussé. D'abord, une heure et demi en prime time, ça fait un peu de publicité et ça ne fera pas de mal à la société, qui est surtout connue par un milieu très "geek". Mais ce qui m'a plus motivé et qui a permis à la communication de me convaincre, c'était de me dire : il faut pousser à fond le sujet des quatre jours par semaine et de montrer aux gens qu'on peut faire tourner une entreprise avec ce rythme. Comme c'est un sujet qui me tient à cœur, j'y suis allé.
Je regrette de ne pas avoir mis la mesure en place avant ! Les gens se sentent bien et l'efficacité pour l'entreprise est largement là. Au moment où je l'ai annoncé, la société faisait 500 millions euros de chiffre d'affaires et il y avait mille salariés. Un an et demi plus tard, on a fait environ 740 millions d'euros de chiffre d'affaires et on est toujours mille salariés.
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