E-santé : quels sont les défis à relever ?
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Robin Nicolas, responsable marketing d'e-takescare est convaincu : "La santé connectée est bien partie pour se développer car il existe à la fois une offre et une vraie demande pour l'automédication, l'autosuivi, ou l'autodiagnostic. Ces dispositifs sont plus pratiques pour le patient, et ils coûtent moins cher à la collectivité". Toutefois, si "le train est parti, il n'a pas encore trouvé sa vitesse de croisière." De fait, pour se développer, la filière dont le poids était estimé à 2,7 milliards d'euros en 2014 selon une étude de Xerfi, doit encore faire face à de nombreux défis.
"Nous avons rencontré un frein, mais nous avons aujourd'hui réussi à le lever." Ce frein, qu'évoque Jean-Baptiste Frangin de l'entreprise Aviitam, est la sécurisation des données des utilisateurs du dossier médical partagé. Une solution développée par l'entreprise installée à Montpellier. "Nous avons travaillé pendant deux ans sur le sujet. Nous sommes aujourd'hui chez un hébergeur qui garantit la sécurité des données santé. Aussi, pour se connecter sur notre plateforme, la démarche est un peu complexe. Mais nous essayons de nous en servir comme une force pour montrer notre fiabilité." Etant arrivée relativement tôt sur le marché (en 2009), Aviitam bénéficie d'une avance sur cette thématique par rapport à d'autres concurrents.
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Un des principaux défis qui doit encore être relevé est l'acceptation par le consommateur de nouveaux services et produits. Fondée en 2014, e-takescare devient un an plus tard lauréat du programme French IoT. La startup située en région parisienne a développé un thermomètre connecté pour les enfants, nommé Tucky. Commercialisé dans les pharmacies depuis 2016, le bilan est plutôt "positif", estime Robin Nicolas, responsable marketing et commercial de la jeune pousse. "Le consommateur sent que des produits intéressants sont lancés sur le marché mais il est parfois perdu entre le côté gadget de certains produits et ceux à plus forte valeur ajoutée. L'objet connecté a un coût, le consommateur paie un produit premium. Nous devons réaliser un travail de sensibilisation pour qu'il en prenne conscience."
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