Coronavirus : comment les entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes font face
Léa Meyer à Lyon, Stéphanie Gallo à Saint-Etienne

Photo d'illustration
Reuters
Léa Meyer à Lyon, Stéphanie Gallo à Saint-Etienne

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Article publié le 18 février 2020 à 16h29, mis à jour le 27 février 2020 à 17h30
Alors que le bilan du nouveau coronavirus a atteint, ce mardi, 1 886 morts en Chine continentale et que le FMI estime qu'il pourrait avoir un impact négatif sur la croissance mondiale de l'ordre de 3,3% selon les réactions de la Chine, Auvergne-Rhône-Alpes pourrait également souffrir de la crise sanitaire. En effet, la Chine est le troisième pays fournisseur d'Auvergne-Rhône-Alpes en 2019 : il représente 10,1% des importations totales de la région et 3,4% des exportations.
Certaines entreprises
tentent de diversifier leurs fournisseurs pour éviter une
rupture d'approvisionnement
. A l'instar du géant biopharmaceutique spécialisé dans la santé humaine Sanofi, qui compte plus de
100 000 collaborateurs dans 100 pays, et 3 usines en Chine. Sanofi a annoncé, ce mardi 18 février, qu'il s'alliait au ministère américain de la Santé pour développer un vaccin contre le nouveau coronavirus.D'autres entreprises misent sur les délais de fabrication. Babolat, l'entreprise familiale fondée en 1875 à Lyon, leader mondial du cordage et des raquettes de sports reste confiante.
Denis Olivier est le patron de Reivilo, une entreprise de 14 salariés installée près de Saint-Etienne. Son entreprise fabrique des portes d'intérieurs et des poignées de porte, elle importe ses produits de Chine. Il compte sur son surstockage pour affronter la crise.
Le Groupe SEB qui compte 7 usines en Chine, dont une seule est située dans la province de Wuhan - Hubei, annonçait par communiqué le 30 janvier que les usines chinoises prolongeraient la fermeture annuelle du Nouvel An chinois d'une semaine supplémentaire "compte tenu des circonstances exceptionnelles et conformément à la demande des autorités chinoises". Le groupe a précisé n'avoir actuellement aucun employé en mission en Chine et a interdit les voyages dans le pays par sécurité.
Au 27 février, 6 des 7 usines chinoises ont repris progressivement leur activité, mais l'usine située à Wuhan, épicentre de la crise, reste en quarantaine pour l'instant. Les autorités chinoises n'envisagent pas la levée de la quarantaine avant mi-mars, a précisé le groupe dans un communiqué publié le 26 février, à l'occasion de la publication de ses résultats annuels
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Certaines écoles doivent également faire face aux conséquences du nouveau virus. C'est le cas de l'emlyon business school qui a un campus à Shanghai. L'école a mis en place une cellule de travail multidisciplinaire, pilotée par Bénédicte Bost, qui suit quotidiennement le sujet et engage des mesures de prévention et d'accompagnement. L'école a notamment décidé d'annuler tous les déplacements prévus en Chine au 1er semestre 2020.
Tous surveillent étroitement la situation.
Irène Breuil, présidente de la délégation stéphanoise de la CCI Lyon Saint-Etienne Métropole Roanne et dirigeante de l'entreprise Kodev qui compte 5 salariés et réalise 820 000 euros de CA. Elle fabrique notamment des mules et des tongs pour les spas, pour cela, elle a besoin de matières premières qu'elle importe de Chine.
Certaines commandes ont déjà été passées, mais la livraison est incertaine. Sa trésorerie pourrait en pâtir.
Cette crise est l'occasion pour l'entreprise de repenser sa stratégie d'approvisionnement.
Pour cette chef d'entreprise, le bilan est sans appel :
déployées dans les aéroports pour contrôler les mouvements de passagers.
Léa Meyer à Lyon, Stéphanie Gallo à Saint-Etienne
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