La filière régionale de la santé se fédère dans l'espoir d'accueillir l’un des 3 bioclusters promis par l'Etat
Zoé Favre d'Anne
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En juin 2021, dans le cadre du plan Innovation Santé 2030, Emmanuel Macron avait annoncé la création de trois bioclusters de dimension mondiale, pour une enveloppe de 300 millions d'euros. Le premier en oncologie a déjà été attribué à Paris-Saclay. Le deuxième, spécialisé en immuno-infectiologie, est celui qui intéresse particulièrement la Région Auvergne Rhône-Alpes, tandis que le troisième reste encore à définir.
Pour le moment, pas d'échéance, de budget et un "périmètre qui va être défini" par l'Etat. Mais les acteurs de la filière s'activent déjà en Auvergne Rhône-Alpes.
Car les attentes sont fortes, dans une région qui regroupe déjà "10.000 chercheurs académiques, 1.250 entreprises et 40.000 salariés dans le secteur de la santé, ainsi que des centres de recherches comme l'Inserm, une plateforme génomique (Auragen), quatre CHU et 400 établissements de santé", d'après Yannick Neuder, vice-président délégué à l'enseignement supérieur, recherche, innovation, numérique et fonds européens.
"Après la crise, on envisage la souveraineté industrielle [...] de la paillasse au lit du patient", illustre Yannick Neuder. Un cluster que ses promoteurs imaginent aussi comme une solution à de futures pandémies. Il est aussi question de se "positionner dans le domaine du One health, en liant santé humaine, animale et environnement", commente l président de Lyonbiopôle, Philippe Sans.
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"Pour être optimal, nous avons besoin d'une montée en puissance. L'enjeu du cluster est de créer un continuum, entre la recherche et la commercialisation", ajoute Bruno Lina directeur du Centre National de Référence de la grippe et Chef du laboratoire de virologie du CHU de Lyon.
Zoé Favre d'Anne
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