Santé : la lumière, un remède potentiel face aux maladies du cerveau
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Depuis sa création, l'institut de recherche biomédicale grenoblois Clinatec a mené plus de 35 projets de recherche majeurs, dont 25 ont bénéficié du soutien du Fonds de dotation Clinatec.
Le fonds Clinatec, qui pilote aux côtés du CEA, du CHU Grenoble Alpes et de l'Université Grenoble Alpes le centre de recherche du même nom, espère récolter 30 millions d'euros pour lancer cinq nouveaux projets de recherche autour de la lumière. Certains déboucheront sur des essais cliniques dès 2025, à destination des maladies neurodégénératives.
Et si, après les implants neuronaux capables de redonner la marche à des patients tétraplégiques, la médecine exploitait désormais les pouvoirs de la lumière, notamment via la photobiomodulation (thérapie par laser), pour prévenir et traiter les maladies neurodégénératives ?
Tel est le nouvel axe de travail officiellement dévoilé cette semaine par le Fonds de dotation Clinatec, aux commandes de l'institut du même nom, co-fondé en 2012 aux côtés de plusieurs acteurs de premier rang de l'écosystème grenoblois : le CEA, le CHU Grenoble Alpes, l'Université Grenoble Alpes.
Souvent comparé à la start-up américaine des neurotechnologies Neuralink cofondée par Elon Musk, l'institut Clinatec (qui regroupe sur 6.000 m2 au coeur du CEA de Grenoble six chambres d'hôpital, des équipements de pointe en imagerie médicale et un bloc opératoire), s'est donné pour mission de développer des innovations médicales de rupture et non médicamenteuses, en s'appuyant sur les principes de la physique : la lumière, la réfrigération et l'électricité.
Après avoir développé le premier implant cérébral permettant à un patient tétraplégique de remarcher à l'aide d'un exosquelette en 2019, puis une interface cerveau-moelle épinière ouvrant la voie au contrôle de la marche par la pensée d'une personne paraplégique en 2023, cet institut biomédical s'ouvre à de nouvelles priorités : son fonds de dotation - créé lui-même en 2014 pour accroître les ressources allouées aux projets de recherche - a formalisé sa feuille de route visant à développer de nouvelles technologies à partir de la lumière, afin de répondre à l'essor des maladies neurodégénératives, dont le nombre est appelé à doubler d'ici à 2050.
Après avoir récolté près de 30 millions d'euros depuis sa création en 2014 en s'appuyant sur une quarantaine de mécènes, le fonds, désormais présidé par l'ancienne ministre Sophie Cluzel, compte lever à nouveau la même enveloppe afin d'accompagner entre 2025 et 2030 de nouveaux essais cliniques ainsi que cinq nouveaux programmes de recherche, tous liés à l'utilisation de la lumière à des fins thérapeutiques.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.