C'est l'un des derniers gros contrats remportés dans le cadre du plan France Très Haut Débit, lancé il y a 10 ans sous le président de la République François Hollande. NGE,
numéro quatre du BTP en France, va réaliser
la dernière tranche du déploiement de la fibre optique en Auvergne. Montant des travaux : 320 millions d'euros.
Le marché, attribué par Auvergne Numérique pour le compte de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, associée aux départements de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy de Dôme,
a pour objectif de généraliser
l
'accès à une très bonne connexion Internet à l'ensemble des foyers sur ces quatre départements.
« Nous allons raccorder 125.000 foyers. Le chiffre peut ne pas paraître énorme, mais ce sont les raccordements les plus compliqués. Il s'agit des foyers qui se situent dans les zones les moins denses, les plus éloignées des centres urbains.Nous récupérons, en fait, les prises dont les autres opérateurs n'ont pas voulu car elles sont trop chères ou trop complexes à construire », explique Jean-Noël de Vathaire, président de NGE Infranet, filiale de NGE.
Rendre un logement éligible à la fibre, et donc « raccordable », coûte entre 800 et 1.000 euros en moyenne en zone rurale. Dans cette opération, le coût se situe plutôt aux alentours de 2.500 euros, en raison de la dispersion des habitations, parfois en zone montagneuse.
Au total, NGE devrait déployer 20.000 kilomètres de câbles en Auvergne. « Nous utilisons 150 mètres de réseau par prise, tandis qu'en Alsace, nous étions plutôt à moins de 30 mètres, et 80 mètres en Dordogne », pointe le dirigeant, dont l'entreprise a remporté le marché de travaux mais n'assurera pas l'exploitation. Une fois construit, le réseau appartiendra à la régie Auvergne Numérique, qui en louera ensuite l'accès aux opérateurs commerciaux.