Les collectivités fustigent un déploiement de la fibre qui « dévisse » dans les grandes villes
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
ALESSANDRO BIANCHI
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
ALESSANDRO BIANCHI
Après le coup de gueule de l'Arcep, qui a récemment fustigé le ralentissement du déploiement de la fibre en France, c'est au tour de l'Avicca d'enfoncer le clou. L'influente association regroupant les collectivités impliquées dans le numérique alerte, en particulier, sur la situation des zones dites « très denses ». Celles-ci regroupent 106 communes parmi les plus peuplées du pays, et représentant près de 8 millions de locaux et habitations. On y retrouve toutes les grandes agglomérations, comme Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice, Nantes ou encore Montpellier. Or, d'après l'Avicca, le rythme des déploiements est notoirement insuffisant pour espérer une couverture complète de ces territoires à l'horizon 2025, comme cela est prévu.
D'après les collectivités, seule une commune, celle de Châtillon, a atteint la complétude des déploiements. Le taux de locaux raccordables à la fibre, lui, n'a quasiment pas progressé au deuxième trimestre 2023. Il se situe aujourd'hui à un peu plus de 90%.

Crédits: Avicca
À lire également
L'Avicca estime, en particulier, que les pouvoirs publics ont été roulés dans la farine. Quand le plan France Très haut débit, visant à apporter la fibre à tous les Français, a été imaginé voici 15 ans, les grands opérateurs privés et le régulateur ont fait valoir que la concurrence par les infrastructures permettrait seule de couvrir intégralement les grandes villes, qui rassemblent le plus de clients et sont jugées particulièrement rentables. Mais cela ne fonctionne pas, s'agace l'Avicca. L'association constate qu'il n'y a guère plus qu'Orange qui déploie véritablement la fibre dans ces territoires, et dans une moindre mesure SFR. Elle regrette que Bouygues Telecom et Free, eux, délaissent maintenant ces zones.