Porté par les JO de Paris, GL Events convoite le marché américain
Emma Rodot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le siège lyonnais de GL Events, sur les quais de Saône, à proximité de Confluence.
Victor Pires
Emma Rodot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le siège lyonnais de GL Events, sur les quais de Saône, à proximité de Confluence.
Victor Pires
Après la conquête de l'Est du globe avec le marché chinois, celle de l'Ouest pour GL Events ? Le groupe d'événementiel lyonnais (dont Nicolas de Tavernost est le vice-président, et vice-président du groupe CMA CGM Média, propriétaire de La Tribune), oriente son regard outre-Atlantique au vu de ses derniers résultats annuels, publiés jeudi 23 janvier.
Le groupe a présenté un chiffre d'affaires de 1,635 milliard d'euros, en croissance de 15% en 2024. Une dynamique portée par son pôle Live (représentant 1,02 milliard d'euros, +24%), lui-même soutenu à 34% par les JO de Paris 2024. Mais aussi le pôle Venues (les halls d'exposition et centres des congrès), en croissance de 13%, malgré la biennalité plutôt défavorable des grands salons en 2024 (sans le Sirha et Global Industrie à Lyon par exemple).
« Nous avons une dynamique de croissance tirée par la France, l'Europe et l'Amérique du Sud », détaille Sylvain Bechet, directeur financier du groupe. Avec l'ouverture à São Paulo d'un nouvel espace d'exposition en mai 2024, après deux ans de travaux, mais aussi un renforcement au Chili via le rachat à 100% de l'espace « Riesco » à Santiago. Avec, à la clé, 16 millions d'euros d'activité annuelle envisagés à partir de 2025. Ou encore en Chine, avec l'acquisition de deux nouveaux parcs l'année dernière.
À lire également
Malgré cette dynamique, l'activité Exhibitions (les salons professionnels) a quant à elle marqué le pas en 2024, avec un recul de 20% (168,2 millions d'euros) qui s'explique notamment par un ralentissement dans certaines verticales en Chine : l'immobilier et le BTP, en crise, et qui représentaient jusqu'alors 25% du PIB chinois. « Mécaniquement, quand vous avez un secteur aussi fort qui est à l'arrêt en Chine, les salons qui sont dans cette verticale souffrent aussi. »
Emma Rodot