Innovations : la France a besoin de rester dans la course !
Catherine Holué

Pfizer a racheté l'entreprise américaine de biotechnologie Seagen en 2023.
LTD/Pfizer
PROPOSÉ PAR
Pfizer, l'innovation thérapeutique - Actualités et analyses
Catherine Holué

Pfizer a racheté l'entreprise américaine de biotechnologie Seagen en 2023.
LTD/Pfizer
Créée en 1849, la société new-yorkaise fête cette année 175 ans d'existence, dont 70 de présence en France. En 2023, près de 620 millions de personnes dans le monde ont bénéficié d'un vaccin ou d'un traitement Pfizer, et le géant biopharmaceutique de Manhattan ambitionne de toucher 1 milliard de personnes chaque année dans le monde d'ici 2027.
Notamment grâce à des investissements massifs en recherche et développement (R&D), pour découvrir de nouveaux traitements. Laquelle R&D est nourrie des avancées de la recherche médicale et boostée par la révolution de l'intelligence artificielle en santé.
En France, 120 médicaments et vaccins sont mis à disposition des patients par Pfizer, dont 90 % sont des médicaments d'intérêt thérapeutique majeur (MITM). « La France est une terre d'innovation et doit le rester ! Notre pays a de très bons chercheurs, de brillants médecins, beaucoup d'ingénieurs et des entreprises très innovantes, nous devons tout mettre en œuvre afin de continuer à renforcer cet écosystème », souligne Reda Guiha, président de Pfizer en France.
Lequel salue aussi la volonté du président Emmanuel Macron de faire de l'Hexagone un pays moteur en R&D, avec le Plan Innovation 2030. Le laboratoire a ainsi investi en 2022 et en 2023 plus de 700 millions d'euros dans le pays, dont 90 millions d'euros dans les essais cliniques, 280 millions d'euros dans les partenariats de R&D et 350 millions d'euros dans des capacités de production.
« Quand on allie les financements publics et privés pour irriguer la recherche, on contribue au développement de l'écosystème de l'innovation en santé et à l'accélération des progrès scientifiques sur le territoire », note Reda Guiha. « Cela a été possible grâce aux réformes mises en place, et à la reconnaissance de l'innovation et du rôle de l'industrie dans cet écosystème. Je ne peux qu'appeler de mes vœux la continuité et le renforcement de ces réformes pour rester compétitifs. Si nous avons une perte de confiance, une perte d'attractivité, les choix se tourneront vers d'autres pays. »
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Les essais cliniques sont le premier accès à un traitement pour des patients en situation d'impasse thérapeutique. Ils sont aussi indispensables pour soutenir la R&D pharmaceutique en France et valoriser les hôpitaux dans leur capacité d'innovation. En 2022, plus de 22 000 patients en France ont participé aux études cliniques et médicales de Pfizer, qui en a augmenté le nombre (+ 35 % par rapport à 2021) ainsi que le nombre de sites participants (+ 54 % par rapport à 2021). En 2024, le laboratoire mène 76 études cliniques sur le sol français, de la phase 1 à la phase 3. « Faire davantage d'études cliniques sur le sol français doit permettre de mettre des médicaments innovants à disposition des médecins français plus rapidement », insiste le président de Pfizer en France.
En France, Pfizer a ainsi de nombreux projets dans la vaccination, l'oncologie, les maladies rares, ou encore l'inflammation et l'immunologie. Si tout se passe bien - essais concluants, autorisation de mise sur le marché... - ce sont 17 nouveaux traitements, vaccins ou nouvelles indications qui pourraient être mis à disposition des patients ces prochaines années. Parmi eux, plusieurs molécules en oncologie, en phase 3 ou en accès précoce (cancers urologiques comme le cancer métastatique de la prostate et de la vessie, myélome multiple), deux traitements en hémophilie A et B, dont une thérapie génique, un antibiotique à usage hospitalier et trois nouveaux vaccins.
En France, Pfizer propose actuellement une quinzaine de traitements pour les cancers avancés du sein, du poumon, du sang et de la prostate. Le laboratoire consacre environ 40 % de ses investissements en R&D à l'oncologie : environ la moitié de ses 113 projets en phase clinique y sont consacrés, dont 19 actuellement en phase 3.
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Son acquisition en 2023 de l'entreprise américaine de biotechnologie Seagen, spécialiste d'une nouvelle thérapie basée sur des médicaments « anticorps conjugués », a renforcé les positions et les ambitions du laboratoire dans ce domaine. Son objectif est désormais de doubler le taux de survie des patients d'ici 2040. Pour y parvenir, Pfizer intensifie sa recherche sur la médecine de précision et les thérapies ciblées, qui permettent une meilleure compréhension des mécanismes responsables du développement des cellules cancéreuses. L'intelligence artificielle est également une aide précieuse pour détecter de nouveaux biomarqueurs et développer des traitements plus adaptés aux anomalies de la tumeur.
Catherine Holué