« Il existe un intérêt collectif à réindustrialiser la France », Jean-Pierre Champion (Krys Group)
Patrick Cappelli
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jean-Pierre Champion, directeur général de Krys Group
Presse
Patrick Cappelli
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jean-Pierre Champion, directeur général de Krys Group
Presse
LA TRIBUNE - Krys Group est le seul opticien à fabriquer ses verres. Quelles sont les caractéristiques de ce groupement ?
JEAN-PIERRE CHAMPION - C'est un groupement coopératif né en 1966, leader sur le marché de l'optique, qui emploie 6 500 personnes pour un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros en 2019. Nous avons récemment démarré une diversification dans l'audioprothèse avec Krys Audition. Notre portefeuille de marques comprend Krys, Vision Plus, Lynx Optique et Krys Audition. Krys est le navire amiral du groupe, positionné sur le « More Value for Money », dont le sens est un peu différent du français « rapport qualité-prix ». Lynx Optique est axé sur le prix et vise les budgets plus modestes. Vision Plus est une enseigne d'hyperproximité, implantée dans les villes moyennes. Notre modèle est celui de l'entrepreneuriat, puisque tous nos magasins sont détenus par des entrepreneurs indépendants. À la différence d'une franchise, les propriétaires de magasins sont également actionnaires de la tête de réseau.
Où produisez-vous vos verres ? Avec quels moyens humains et matériels ?
Nous avons fait le choix d'une usine unique à Bazainville (Yvelines), qui emploie 450 personnes pour une production de 1,5 million de verres par an. C'est une goutte d'eau dans la production mondiale, mais cette goutte est française.
En ce qui concerne la distribution, avez-vous des magasins dans d'autres pays ?
Oui, en Pologne, en Belgique et au Maroc. Nous n'en sommes qu'au début de notre expansion internationale. Nous avons deux types de diversification : l'audioprothèse en France et l'optique à l'international.
Dans l'optique, il existe plusieurs types de groupements : intégrés, franchisés et coopératifs. Pourquoi avoir choisi ce dernier ?
À lire également
Parce qu'il est assez simple de trouver 50 directeurs de magasins de qualité, mais c'est déjà plus compliqué d'en trouver cent. Et il est impossible d'en trouver mille. Avec nos 1 400 points de vente, le modèle coopératif est le plus performant. De plus, les bonnes pratiques circulent beaucoup mieux entre les adhérents. Enfin, nous encourageons nos associés à multiplier le nombre de leurs magasins. Nous n'avons mis aucune limite à leur taille, contrairement à d'autres.
Patrick Cappelli