Plans sociaux chez SFR et Bouygues : et si Free Mobile avait bon dos

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Les deux opérateurs, qui tenaient ce mardi des comités d'entreprise centraux, préparent des plans de départs volontaires, justifiés par la baisse des prix et les pertes de clients dues à l'arrivée de Free mobile. C'est le premier plan social jamais mis en place dans le groupe Bouygues. Certains salariés et syndicats s'interrogent : et si Free était un prétexte ?

Restaurer ou sauvegarder la « compétitivité ». C'est l'expression employée par la direction de SFR et par celle de Bouygues Telecom pour justifier les plans sociaux que les deux opérateurs vont mettre en œuvre dans les mois à venir après l'arrivée tonitruante de Free Mobile. La filiale de Bouygues a présenté mardi en comité central d'entreprise un plan de départs volontaires portant sur 556 postes et s'est engagé à ne procéder à « aucun licenciement.»

Dans son communiqué publié mardi soir, le troisième opérateur mobile français qui emploie 9.800 personnes, rappelle qu'il « avait déjà annoncé que le développement des offres « low cost » et la guerre des prix rendue possible par les conditions offertes au 4e opérateur [Free Mobile] conduiraient à une baisse de son chiffre d'affaires, une dégradation de sa rentabilité et de son cash-flow », alors qu'un « haut niveau d'investissements » est nécessaire « pour adapter son réseau aux nouvelles technologies. » Un cadre de l'entreprise souligne que « c'est la première fois dans l'histoire du groupe Bouygues qu'il y a un plan social, nous ne le faisons pas avec légèreté. »

Un plan « inéluctable » chez SFR après 1 million de clients perdus
Discours quasi identique chez SFR, mardi matin. Le nouveau PDG de SFR, Stéphane Roussel, a expliqué aux représentants du personnel en comité d'entreprise « qu'une transformation en profondeur est nécessaire pour restaurer la compétitivité de l'entreprise, sinon nous risquons de nous retrouver devant un mur d'investissement avec la 4G notamment » raconte un cadre de l'opérateur. Un plan de départs volontaires est, selon Stéphane Roussel, « inéluctable », en raison du « nouvel environnement de marché » et du « séisme Free », d'après les comptes-rendus de participants. « Si on en est là, c'est à cause de Free, bien sûr, selon la direction. Il paraît que nous avons perdu 1 million de clients, en brut sans doute, quand on nous disait 600.000 il y a trois semaines », rapporte un délégué syndical, contre 208.000 en net annoncés à fin février.

Le directeur général délégué, Pierre Trotot, a indiqué qu'il faudrait atteindre 1 milliard d'euros d'économies d'ici à 2015, soit un doublement par rapport aux 450 millions de réduction de coûts prévues cette année. « Les chiffres présentés nous rendent un peu plus pessimistes sur les suppressions d'emploi, nous allons revoir nos estimations, largement au-delà de 500 » explique Olivier Lelong, de la CFDT. Stéphane Roussel, ex-DRH de Vivendi, la maison-mère, et de SFR, qui avait mené l'externalisation des trois centres d'appel de l'opérateur en 2007, a promis que ce plan social, dont il n'a pas précisé l'ampleur et qui ne sera présenté qu'en novembre, serait « exemplaire. » Les syndicats redoutent un impact de l'ordre de 10% des effectifs (10.245 à fin 2011), soit entre 800 et 1.200 surpressions d'emplois.

Affichage et « un peu d'effet d'aubaine »
Aux yeux de la CGT de SFR, « ce projet de PDV est infondé et dangereux non seulement pour les salariés mais aussi pour la performance de l'entreprise et au-delà le développement des télécoms en France » : les délégués du syndicat dénoncent dans un tract « un navire qui perd 3 commandants en trois mois, qui est sans gouvernail depuis les annonces de Free Mobile en janvier », ce qui a « de quoi inquiéter équipage et passagers », comprendre salariés et clients. S'ils considèrent que « SFR traverse une tempête », ils relèvent que « l'arrivée de Free n'est qu'une anecdote » dans l'histoire de l'opérateur, martelant que « le problème de l'entreprise et du secteur » est la distribution de « dividendes supérieurs aux bénéfices. »
Free Mobile est-il le prétexte invoquée pour une réorganisation qui serait arrivée tôt ou tard ? Difficile d'aboutir à une réponse claire. « Ce sera un plan social à la SFR, très généreux, avec un an de salaire, beaucoup de garanties, qui va coûter très cher » relève un cadre de l'opérateur : « c'est pour des raisons d'affichage, car commercialement, on ne souffre pas tant que ça » assure-t-il. La direction aurait-elle noirci le tableau, alors que selon le discours officiel la "vague" Free est retombée ? « Il y a un peu d'effet d'aubaine, tout n'est pas nécessairement dû à Free Mobile, ce n'est pas le premier loupé stratégique, il y a eu l'affaire de la TVA.

Free a cassé le confort dans lequel on vivait, la stratégie de Vivendi étant de protéger la marge » glisse une source syndicale. Certains analystes financiers aussi s'interrogent : et si Free Mobile servait de prétexte à un dégraissage envisagé depuis des mois dans un marché devenu mature et surtout de moyens de pression sur le gouvernement pour obtenir des allègements de charges fiscales ou des contraintes réglementaires ?

« Assurer la pérennité de Bouygues Telecom »
Chez Bouygues, l'heure est à la dramatisation sur l'impact de la « spirale négative et la guerre des prix » en cours sur le marché français du mobile : « il faut assurer la pérennité de l'entreprise, sa situation économique s'est profondément dégradée, vous verrez lors de la publication des résultats semestriels fin août » prévient un cadre de l'opérateur. Pourtant, le 15 mai, Bouygues affirmait n'avoir perdu que 210.000 abonnés au premier trimestre. Et lors de la présentation des résultats annuels 2011 à la fin février, Martin Bouygues lui-même avait souligné que les charges de personnel ne représentaient que 12% des coûts de l'opérateur (voir page 41 des slides de la présentation).

Un plan d'économies de 300 millions d'euros a été alors engagé, axé sur les coûts commerciaux (18% du total, comprenant les subventions des téléphones par exemple) et les charges externes (dont le recours à la sous-traitance, les achats informatiques, etc, soit 24%). Il ne sera semble-t-il pas suffisant. Bouygues Telecom, qui a proportionnellement à sa base d'abonnés mobiles (10,9 millions) des effectifs plus élevés que SFR (20,8 millions) notamment parce qu'il a moins externalisé ses centres d'appels, précise uniquement que « les centres de relations clients et les boutiques » ne seront pas concernés par le plan de départs volontaires, « afin de maintenir le niveau de service à l'ensemble des clients. » Pour mémoire, la direction de France Télécom s'est engagé jusqu'ici à ne procéder à aucun plan social, conformément à ses promesses de recrutement sur trois ans.
 

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Commentaires
a écrit le 31/08/2012 à 9:07 :
Bravo Free! Une des seules entreprises en France qui aide véritablement à réduire les factures!

Tous les autres où presque vivent soit sur la rente des monopoles, soient des réglementations favorables, du mensonge marketing ou encore des liens indues avec l'état!
a écrit le 25/07/2012 à 6:02 :
et bien moi chez free galaxy ace + tt illimite
177 + (15.9*24) = 560 ?
chez sfr 9.9 + (49.9*24 )= 1207?
la différence 647? pour 2 ans = 323?/ an pour le budget vacance.
DONC LE POUVOIR D ACHAT QUI EN RESSORT JE VAIS LE DISTRIBUER SUR D AUTRES SECTEURS ===> emplois supplémentaires

MERCI FREE
a écrit le 04/07/2012 à 17:54 :
Vous ne connaissiez pas l'assistanat aux grandes entreprises? Orange, Bouygues, Vivendi,... Il aura fallu la pression de Bruxelles pour ouvrir la concurrence et mettre fin à une rente exorbitante,...
Et les profits abusifs en jeu sont bien supérieures aux coût du RSA,...
a écrit le 04/07/2012 à 16:46 :
Ah ces compagnies qui s'entendaient si bien entre elles pour éviter la véritable concurrence....enfin la voilà ! réjouissons nous de cette évolution qui n'a que trop tardée dans les habitudes des groupes français proches du pouvoir....et de l'état !
Dans une économie de consommation ce sont les clients qui sont rois, et non les producteurs :il n'est que temps de changer de mentalité
a écrit le 04/07/2012 à 15:01 :
la réalité est que free a bénéficié d'une licence bien moins chère et que le régulateur lui pemet de facturer bien plus cher ses terminaisons d'appel, ce que vous avez expliqué dans un article dans vos colonnes, expliquant qu'un forfait facturé 19,9e par free était subventionné à hauteur de 10e par les autres opérateurs, facile de faire moins cher et avec les conséquences mécaniques induites. Qu'on fasse une vraie concurrence avec des règles parfaitement équitables et on verra le résultat représentatif ! pour le moment, on n'est toujours pas dans la vraie concurrence et on joue avec les opérateurs comme au monopoly, pas étonnant qu'il y ait de la casse !
Réponse de le 04/07/2012 à 15:18 :
Tous les nouveaux opérateurs ont eu des conditions avantageuse lors de leur entrée sur le marché.
Réponse de le 04/07/2012 à 16:57 :
il faut pas oublier que les 3 majors se sont constitués un trésor de guerre depuis plus de 10 ans et que les licences ont ete largement amorties.
Réponse de le 07/07/2012 à 10:43 :
Les Historiques avaient aussi bénéficié de l'aide de l'Etat. Directement pour Orange (France Télécom par Itinéris puisque c'est l'état qui a quasiement financé tout le réseau de France Télécom) et SFR + Bouygues par l'accès facilité à ces infrastrustures comme Free maintenant au travers d'Orange. Et rappelons qu'ils ont aussi été condamnés 2 fois pour entente illicite sur les prix donc ils se sont gavés pendant 20 ans pour certains... Qu'ils revoient le niveau de rémunération de leurs cadres s'ils veulent faire des économies, pas des employés déjà sous payés.
Réponse de le 16/07/2012 à 20:45 :
"Qu'on fasse une vraie concurrence avec des règles parfaitement équitables et on verra le résultat représentatif ! pour le moment, on n'est toujours pas dans la vraie concurrence" c'est vrai que la concurrence avant l'arrivé de free mobile était vraiment exceptionnel. De plus cela n'est pas nouveau que la plus part des centres d'appel ne sont plus en France. ils n'ont pas attendu free. Enfin Orange a par exemple distribué 3.7 milliard avec la bénédiction du gouvernement socialiste.
Réponse de le 18/07/2012 à 16:41 :
Permettez moi d'aller dans le sens de Paul, L'impact des investissements pèsent sur France Telecom qu a une dette à ce jour de plus de 30 Milliards en plus de quelques obligations (quelques milliards). Il va falloir rembourser !!!!
Investir dans les réseaux a couté très cher pour France Telecom. Sous prétexte de la concurrence permettre à Free de bénéficier de l?itinérance et du réseau de France Telecom à moindre frais pose problème! et ec n'set pas loyal vis-a-vis de Bouygues et de SFR non plus !
a écrit le 04/07/2012 à 14:20 :
Des consommateurs sont derrière Free mobil, nous vous supportons jusqu'au bout.
Réponse de le 28/09/2012 à 14:47 :
Bah le jour où les opérateurs français trop affaibli se feront racheter par l'étranger, il ne faudra pas se plaindre. Les opérateur historiques, c'est aussi une armée d'ingénieur qui bossent jour et nuit pour que ça marche, des milliards d'investissement,de projets, des ratés, des hommes et des femmes qui bossent dur. Oui il y a eu des abus commerciaux. Mais là on passe du coq à l'ane...Un service à un prix et clairement Free vend à perte aujourd'hui . La vente à perte est interdite.
a écrit le 04/07/2012 à 14:08 :
Les actionnaires vont-ils toucher autant que l'année précédente ? Si oui, la variable d'ajustement est constituée des salariés. "On veut gagner autant, mettez-en une partie à la porte !". Peut-ce durer longtemps ?
Réponse de le 04/07/2012 à 15:20 :
la question est claire mais la réponse est plus compliquée. les actionnaires sont des personnes qui prétent leur argent aux entreprises pour se développer, ils prennent des risques, il est normal qu'ils soient rétribués. On ne parle que des gains, il y a aussi des pertes, le discours est à sens unique, haro sur les riches... les préteurs sont aussi et surtout des particuliers, des retraités qui cherchent aussi à compenser leur retraite...mais la logique dans l'hexagone, dernier pays à continuer à raisonner de la sorte et en récession permanente pour cette raison, est qu'on est mieux considéré à vivre de l'assistanat plutôt qu'à prendre des risques, créer la richesse, développer l'emplois..
la question est de trouver effectivement le bon équilibre, mais s'il n'y a plus de préteurs, il n'y a plus d'entreprise et donc des chômeurs.. mais il est vrai qu'on est dans le pays où un parti rève de couper la tête aux patrons, on n'est pas tout à fait dans le réalisme économique et la compétition internationale, pas étonnant qu'on soit en fin de peloton et que l'écart se creuse en permanence !!
Réponse de le 04/07/2012 à 15:54 :
A Julie . Cela est tout à fait possible MAIS alors c'est BAYROU qui avait RAISON !!! ET alors ,on n'attendra pas très longtemps pour que Flamby et J M A déclarent "forfait" et que les grands coups de balai s'imposent !!!
Réponse de le 04/07/2012 à 16:24 :
Ne nous trompons pas @julie avec de beaux disours qui sortent des livres mais ne correspondent surtout pas à la réalité. Les actionnaires sont pour la plus grosse partie des fonds financés par des banques qui ne donnent aucune récompense au prêt d'argent dont ils disposent : le notre ! D'autres actionnaires sont des rentiers ayant bénéficié des abattements "électoraux" fiscaux et qui investissent ces derniers en même temps que la rentabilité des prêts accordés par les ... banques. Un cercle de profiteurs. Il n'y a qu'à se rendre aux Assemblées pour le constater. Ces derniers ont permis toutes les dérives pourvu que cela leur profite beaucoup aussi. Nous sommes en contrepartie face à une paupérisation d'une partie qui devient importante de la population française. Pourquoi ? parce que cet argent évoqué est tournant : il n'est pas productif de matériel qui s'exporte et sur lequel il y aurait un effet de levier. Cela confine à l'apauvrissement de la France et concerne aussi bien les dirigeants de la "gauche" actuelle. On prétend prendre un peu ici et là pour avoir l'air "juste" alors que c'est d'une réforme de fond que la question du crédit dont la France a besoin. Le hold up continu(e).
Réponse de le 05/07/2012 à 0:36 :
pas d'accord, il y a beaucoup d'entreprises pour lesquelles il n'y a pas ou peu d'actionnaire majoritaire mais une foule de petits épargnants, n'en déplaise aux idéologues et dogmatiques qui ne voient l'avenir qu'en coupant la tête aux riches. L'argent avancé par les actionnaires sert aux entreprises à investir, il n'est pas dans des banques il est dans les entreprises. l'appauvrissement de la France n'est du qu'aux politiques qui dépensent plus qu'il n'y a de recettes, et ce depuis plus de 30 ans, ce qui empêche de financer toute relance.
a écrit le 04/07/2012 à 13:42 :
Exact. Une réflexion a eut lieu à laquelle ni vous ni moi n'étions conviés. Le problème sur la table : Doit-on supprimer SFR pour anticiper le mouvement de concentration à venir ? On sait que Free et Bouygues sont des entités amenées à être vendues aux acteurs étrangers anglais, espagnols ou allemands. Depuis cette base la question est de savoir si l'on doit les faire grossir pour les vendre plus cher et déjà "chargées" car l'on sait que ces arrivées donneront lieu à un grignotage des parts françaises sur le territoire, forcément. SFR etr France Télécom perdraient sans contrepartie réelle. L'idée est alors d'anticper le phénomène en concentrant discrètement les deux. Le véhicule manipulé Free est une bonne occasion de crier au loup. L'attaque est la meilleurs défense dit-on, elle est aussi le rôle dévoué au leader. La concentration se prépare donc et le démontage de SFR commence par le départ de son PDG ... qui ne serait pas parti pour une broutille. La question qu'il faut maintenant se poser est de savoir si ces stratégie profitera aux entreprises de notre pays ? La réponse est oui.
a écrit le 04/07/2012 à 11:54 :
Je voyage beaucoup et j'ai constaté que dans beaucoup de pays en Afrique et en Asie, le coût des services mobiles est considérablement moins élevé qu'en France. Les opérateurs se sont gavés pendant des années et maintenant, ils pleurent !
Réponse de le 04/07/2012 à 14:42 :
Il faut voir plus loin que le bout de son nez...demandez aux habitants de "vos" pays d'Asie et d'Afrique quels salaires et quelle protection sociale ils ont...et puis on pourra comparer !
Réponse de le 04/07/2012 à 16:08 :
A EnHausseISF : Un conseil à ceux de la-bas (Asie et Afrique) leur protection sociale est -à présent- GRATUITE dans notre Beau Pays : Tous les ""clandés"" sont rasés (soignés) gratos depuis HIER après-midi !
a écrit le 04/07/2012 à 11:37 :
possede mobi carte passage a free 2 euros mois
delais de passage 48 h tout vat bien free
a écrit le 04/07/2012 à 11:26 :
Comme le souligne la CGT de SFR, prendre l'arrivée de Free comme prétexte n'est qu'un moyen pour la direction de se dédouanner. Ces "dirigeants" ne savent rien faire d'autre qu'encaisser une rente d'oligopole qu'on leur a mise dans les mains. Incapables de mettre en ordre en marche leur entreprise face un événement connu et programmé. On ne veut même pas imaginer ce qu'ils feraient, face à un imprévu. Et on nous dit qu'ils "méritent" leurs salaires exhorbitants car il faut bien attirer les talents :) Le ridicule le dispute au pathétitique.
a écrit le 04/07/2012 à 11:07 :
Si on écoute les opérateurs, le low-cost de Free détruit des emplois à la pelleteuse alors que les offres low-cost qu'ils font eux-même (Sosh, B&You), sans parler des MVNO était totalement indolore....

De plus, comme c'est indiqué dans l'article, 2/3 mois après l'arrivée de Free, on pouvait lire un peut partout qu'ils se gargarisaient qu'après les départs massifs, les clients revenaient, déçus de Free. Il faudrait donc savoir ? Soit ils reviennent et dans ce cas, pourquoi licencier, soit ils ne reviennent pas et il est temps d'affronter LEUR réalité en face.

On se rappellera également que pour contrer l'arrivée de Free ils ont agités pendant des mois le spectre des licenciement massifs. Ca aurait fait mauvaise figure qu'il n'en soit rien. D'ailleurs, pour créer son service Free a bien du embaucher de son côté. Il serait intéressant de savoir de quel côté penche la balance au final ?

Enfin, on se rappellera que nos 3 amis ont été à de nombreuses reprises condamnés pour entente illégale ou que Free n'est pas arrivé sans prévenir et est encore moins un inconnu. S'ils avaient été un tantiné prévoyants ils auraient commencés à se restructurer sur le long-terme au lieu d'attendre le dernier moment et d'ensuite devoir (ça reste à prouver) licencier "en urgence".
Réponse de le 05/07/2012 à 0:44 :
l'amende de plus de 50 millions d'euros n'a été qu'un impôt des socialistes pour alimenter les caisses de retraite, il n'y a eu bizarrement aucunes preuves réelles, mais que des soupçons ! le coucou aidé par le régulateur vit sur le dos des autres, il a tout promis et se désengage massivement des investissements réseaux, facile quand on peut être la sangsue !
a écrit le 04/07/2012 à 11:04 :
Free a bon dos, tous ces licenciements sont un prétexte pour lui faire porter le chapeau. A bon entendeur salut.
a écrit le 04/07/2012 à 10:55 :
Rappel des comptes
Nombre d?abonnés Mobile total au 31 mars 2012 :
? Orange : 26,475 millions
? SFR : 20,843 millions
? Bouygues : 10,921 millions
? Free Mobile : 2,61 millions
? Virgin Mobile : un peu moins de 2 millions
? Numericable : 51 000
Alors, soyons sérieux si FREE fait de l'ombre aux deux géants
c'est qu'il ont un soucis, Nombre d?abonnés Mobile total Orange + SFR 47,318 millions contre
FreeMobile 2,61 millions, il y a un truc qui m'échappe ...
a écrit le 04/07/2012 à 10:44 :
Du travail en perspective pour les DRH.
Ils vont passer la main aux maîtres des basses oeuvres...
http://www.grincant.com/2012/07/04/pret-en-joue-licenciez/
a écrit le 04/07/2012 à 10:43 :
Il est normal que des vendeurs de matériel importé d'Asie (ce qui n'arrange pas notre balance commerciale) et de services à coût exorbitant (qui ne servent qu'à payer les actionnaires-investisseurs) soient peu de chose.
La bulle téléphonie mobile est en train de se crever et ces emplois non productifs en train de régresser.
Ces opérateurs ne produisent rien, n'exportent rien et coûtent un prix démesuré. Qui paye ? Le consommateur.
a écrit le 04/07/2012 à 9:29 :
"Free a cassé le confort dans lequel on vivait"
C'est incroyable de lire cela, il n'y a qu'en France ou l'on trouve ce genre de réactions. Les 3 opérateurs historiques n'ont que ce qu'ils méritaient : tarifs élevés, manque de professionalisme, mépris du client (culture d'usager encore une spécificité française). Je viens d'en faire la triste expérience en quittant Orange puis Bouygues coup sur coup après bp de problémes (perte de mon numéro suite à non accomplissement du portage). Vive Free qui est bp + professionnel et que cela serve de leçon à tous ces monopoles d'Etat ou non que le nouveau gouvernement risque malheuresement d'encourager
Réponse de le 04/07/2012 à 10:19 :
Quel simplisme... si on fait tout en mode Low Cost serez-vous vous même assez adaptable pour aller bosser à l'autre bout du monde : évidemment qu'il y aura de la casse sociale.
SI rien n'est cher mais que je n'ai pas de job... quel intérêt !?
Après oui il faut un juste équilibre et par exemple chez Orange, il y a beaucoup trop de monde (j'ai travaillé avec eux) et on protège trop de gens...
Enfin lisez TBreton mais là Free fragilise nos 3 opérateurs nationaux : dans les 15 ans le nombre d'opérateurs européen va être divisé par 10... continuons et nous n'en n'aurons aucun en France donc pas d'impôts payés, pas d'emplois...
Cool si Tata vous offre un forfait encore moins cher que Free...
Mais aurez-vous de quoi le payer !?
a écrit le 04/07/2012 à 9:12 :
les syndicats ont de l'argent plein les poches ( sur mon dos) via la formation et les CE; on devrait les oblger a embaucher a des conditions tres favorables les salaries sur le depart ;-)
a écrit le 04/07/2012 à 8:59 :
Lol quelle bande de clowns SFR... Il était enfin temps que Free arrive!
a écrit le 04/07/2012 à 8:38 :
L'économie réalisée par "le consommateur" bénéficie à des dépenses dans d'autres secteurs donc à d'autres emplois.
a écrit le 04/07/2012 à 8:27 :
"c est la faute à FREE". Les pov' petits!
Quand ils ont créé une hémorragie à France telecom ils n essayaient pas de nous faire pleurer... Ils n y a que les salariés qui peuvent hélas ...
a écrit le 04/07/2012 à 7:42 :
je suis d accord free n est pas responsable bien au contraire car il n existe pas en France de forfait sans telephonne qu on nous obliger à changer
a écrit le 04/07/2012 à 7:14 :
sfr au lieu de faire des pub débile sur le zizi4g tu ferais mieux consacrer cet argent pour maintenir l'emploi. Oui je t'ai quitter sfr pour free et je ne regrette rien, depuis que je suis parti j'ai divisé ma facture par deux alors inutile de prendre free pour un bouc émissaire..
vive free !!!
sfr bouygues et orange à Dieu
Réponse de le 04/07/2012 à 10:39 :
"Consacrer cet argent pour maintenir l'emploi". Une entreprise n'est pas une oeuvre de charite et ne cree de l'emploi que lorsque cela est utile, rentable, et benefique a ses actionnaires (indirectement, cela est benefique aux salaries qui eux gagneur leur pain, evoluent, continuent a apprendre et gagnent en experience...). Free est arrive sur le marche et l'a bouscule, il est bien normal que les concurrents ajustent... L'intensification de la competition a ameliore le service delivre aux consommateurs, et on ne peut que louer l'arrivee d'un 4eme operateur. Les meilleurs gagnent des parts et embauchent eventuellement, les moins bons licencient et disparaissent, il n'y a rien d'etonnant la-dedans.
a écrit le 04/07/2012 à 1:29 :
Rappelez moi combine BT a racheté le portefeuille de client dartybox ? Ce n'est la crise qu'a certains etages !
a écrit le 04/07/2012 à 1:07 :
SFR a fermé plusieurs centres d'appel en 2008 alors que FREE n'existait pas encore dans le mobile !! ce n'est donc que bla-bla et faux arguments : demandez-donc aux ex-salariés SFR des centres d'appel de Lyon , Toulouse et Poitiers !!!
a écrit le 04/07/2012 à 1:06 :
SFR a fermé plusieurs centres d'appel en 2008 alors que FREE n'existait pas encore dans le mobile !! ce n'est donc que bla-bla et faux arguments : demandez-donc aux ex-salariés SFR des centres d'appel de Lyon , Toulouse et Poitiers !!!
a écrit le 04/07/2012 à 0:56 :
blaaaaaa blalalalalallal blahhhh

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