Informatique : Atos réussit son OPA amicale sur Bull

À l'issue des ultimes dépôts d'actions, la société française de services informatiques Atos est susceptible de détenir 84,25% du capital et des droits de vote de Bull, le dernier constructeur informatique de l'Hexagone, selon l'Autorité des marchés financiers.
Le rapprochement entre Bull et Atos devrait non seulement donner naissance au numéro un du cloud en Europe, mais aussi à une entité commune entièrement dédiée à la cybersécurité.
Le rapprochement entre Bull et Atos devrait non seulement donner naissance au numéro un du "cloud" en Europe, mais aussi à une entité commune entièrement dédiée à la cybersécurité. (Crédits : reuters.com)

La naissance du numéro un du "cloud" en Europe se rapproche. Selon un avis publié lundi par l'Autorité des marchés financiers (AMF), l'offre publique d'achat (OPA) amicale lancée fin juin par la société française de services informatiques Atos sur Bull, le dernier constructeur informatique de l'Hexagone, a en effet réussi.

84,25% du capital de Bull dans les mains d'Atos

À l'issue des ultimes dépôts d'actions, dont la date était fixée au 5 août, Atos est susceptible de détenir 84,25% du capital et des droits de vote de Bull, précise l'AMF. Atos a en outre récolté 10.792 obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions Bull, représentant 18,41% de ses océanes en circulation.

L'offre valorise Bull à 620 millions d'euros. L'AMF annoncera ultérieurement les détails de réouverture de l'OPA.

>>Atos veut s'offrir Bull pour 620 millions d'euros

80 millions d'économies

Le rapprochement entre Bull et Atos devrait non seulement donner naissance au numéro un du "cloud" en Europe, mais aussi à une entité commune entièrement dédiée à la cybersécurité.

Atos - qui est présidé par l'ancien ministre de l'Économie, Thierry Breton - espère en tirer des synergies de coûts de 80 millions d'euros, dont 30 millions générés par une "accélération" de la mise en oeuvre du plan de transformation engagé par Bull. "One Bull", lancé en janvier, doit permettre au groupe Bull de doubler sa marge d'Ebit pour atteindre 7% en 2017, par l'intermédiaire notamment d'un développement de ses activités de "cloud" et de "big data".

>>Bull parie gros sur le Cloud et le "Big data"

Atos espère améliorer rapidement ses bénéfices

Le rentabilité d'Atos devrait en sortir améliorée dès la première année. L'acquéreur estime son impact relutif à "au moins 10%" après deux ans.

Fin juillet, Atos a confirmé ses objectifs 2014 et a indiqué viser pour l'exercice en cours un bénéfice net "supérieur" à celui réalisé en 2013.

>>LIRE: Atos confirme ses objectifs 2014

Atos n'a pas réussi à emêcher le rapprochement entre Sopra et Steria

L'opération intervient dans un contexte mouvant. Il y a quelques jours, le 5 août, l'Autorité des marchés financiers a également annoncé que l'offre publique d'échanges entre les entreprises de services informatiques Sopra et Steria a réussi. Ces derniers mois, Atos avait tenté de contrarier ce rapprochement en multipliant les marques d'intérêt envers Steria.

>>LIRE: Sopra et Steria s'unissent pour créer un poids lourd des services informatiques

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