Le Grand Lyon se veut leader européen

Romain Charbonnier, à Lyon
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Romain Charbonnier, à Lyon
Deuxième pôle numérique français, l'agglomération lyonnaise compte 4 000 entreprises dont « 300 à fort potentiel », génère 34 000 emplois, enregistre 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires, dispose de huit incubateurs et trois accélérateurs. De quoi positionner la capitale de la région Rhône-Alpes au rang des premières métropoles françaises en matière d'écosystème numérique. Seule ombre (persistante) au tableau : le faible nombre d'investisseurs qui ne permet pas encore de placer Lyon sur la carte internationale du numérique, malgré les événements d'envergure (Innorobo ou encore Blend Web Mix).
Une situation bien loin, cependant, de freiner les nouvelles générations qui ont fait leur entrée en fanfare avec « un goût prononcé pour l'entrepreneuriat et l'innovation ». Les champions de demain (Geolid, digiSchool, Tilkee, The Cosmo Company ou encore Hikob) ont démontré la pertinence de leur modèle, aussi bien auprès des professionnels que du grand public, tout en parvenant à réunir des fonds régionaux et parisiens. Cette nouvelle dynamique des entrepreneurs du numérique, Lyon l'observe depuis l'organisation, en 2012, de la conférence internationale du Web www2012. L'engouement a été tel que les acteurs se sont dès lors fédérés et mobilisés afin de porter Lyon au label French Tech.
En plein boom dans les années 1990 avec les filières du jeu vidéo (Infogrames en était le fleuron, Arkane studios l'est aujourd'hui) et du logiciel (Esker, Cegid, Dimo Gestion, etc.), Lyon a connu de nombreuses success stories - Cyrealis, revendue à M6Web en 2008 et toujours à Lyon, et le site d'e-commerce LDLC en tête - au rayonnement national et international, tout en se construisant un écosystème solide composé d'universités, laboratoires de recherche, associations d'entrepreneurs, etc. Mais malgré les exemples, il lui manquait cet élan.
Face à la domination de Paris et de certaines capitales européennes (Berlin, Londres...), les acteurs lyonnais - soutenus par le Grand Lyon, qui a fait du numérique une de ses politiques d'attractivité - ont compris tout l'enjeu de la communication. L'accent a donc été mis sur l'image innovante d'un territoire où il fait bon vivre et développer son entreprise, et sur ses acteurs créatifs et ambitieux. Pour Olivier de la Clergerie, directeur général et cofondateur de LDLC, la création de la Cuisine du Web, en 2012, a fait bouger les lignes :
À l'instar des exemples qui fonctionnent, comme Numa à Paris ou Atlantic 2.0 à Nantes, la Cuisine du Web multiplie les rendez-vous, les ateliers et événements, en communiquant activement sur les réseaux sociaux afin de montrer un Lyon qui bouge. Les initiatives d'autres regroupements et clusters suivront dans un but commun : placer Lyon sur la carte des métropoles européennes du numérique. Un lieu totem de 3000 m2 a été identifié dans une ancienne halle du quartier innovant de la Confluence, et pourrait favoriser aussi cette volonté. Le big data, la robotique, le logiciel, les contenus créatifs et les plateformes Web sont aujourd'hui les domaines pour lesquels le territoire « ambitionne d'occuper une place de leader », aussi bien en local qu'à l'international.
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EN SAVOIR PLUS :
La publication « Acteurs de l'Économie-La Tribune » n° 122, à paraître le 25 septembre, contiendra un dossier spécial sur les quatre métropoles rhônalpines candidates à la French Tech.
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>>> Pour en savoir plus sur la French Tech en métropoles
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