À Rennes, le numérique n'est pas virtuel

Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes
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Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes
Rennes, terre d'expérimentation et d'innovation ? Pour obtenir la labellisation tant convoitée, la capitale bretonne compte bien démontrer qu'elle dispose déjà de nombreux atouts, et que sa vivacité numérique n'est pas une façade. Mieux, que son écosystème est solidaire et cohérent. Arguant que le « numérique fait partie de son histoire depuis trente ans », Rennes fonde donc ses arguments sur une réalité : le poids important des entreprises de télécoms, des réseaux et de l'image, avec des fleurons tels Orange Labs, Alcatel-Lucent, Technicolor. L'agglomération compte aussi un important vivier d'entreprises, comme celles implantées sur la technopole Rennes Atalante, ainsi qu'une myriade de start-up pointues dans leur domaine. Ses diverses écoles, telles Telecom Bretagne et l'université Rennes 1, accueillent en leur sein des incubateurs et accélérateurs de start-up. Ils complètent l'action du Booster, un dispositif d'aide mis en place par l'espace d'échanges et de travail collaboratif La Cantine numérique. Dirigée par Karine Sabatier, cette structure pilotera vraisemblablement la French Tech sur le territoire rennais.
Le projet métropolitain porte une ambition collective que soutient une forte mobilisation d'entrepreneurs : de Christian Guillemot (AMA, applications pour jeux mobiles) à Jocelyn Denis (Digitaleo, marketing numérique), en passant par Valérie Cottereau (Artefacto, urbanisme et réalité augmentée) ou Olivier Marc (Advalo, big data). Vincent Marcatté, directeur Open Innovation d'Orange Labs et président du pôle images et réseaux joue aussi un rôle clé dans cette candidature.
Le numérique est ainsi envisagé comme un relais de croissance pour d'autres activités. Quatre domaines majeurs sont notamment identifiés : la e-santé, la cyber-sécurité, les contenus audiovisuels et la médiation urbaine.
À Rennes, cette dynamique collaborative s'incarnera aussi autour de lieux emblématiques. Pour en faciliter l'accès, la métropole construit une deuxième ligne de métro qui, à horizon 2019, reliera les trois opérations urbaines imaginées comme les futurs hauts lieux du numérique. Au Nord-Est, la zone technopolitaine Via Silva, qui accueille déjà l'IRT B-Com et Technicolor, s'enrichira d'une pépinière d'entreprises au sein de ses 4.800 m2 d'espaces numériques où se trouverait aussi le bâtiment totem de la French Tech. Au sud-ouest de l'agglomération, l'écoquartier La Courrouze abrite déjà le centre de R&D d'Envivio (encodage vidéo) et Digitaleo, et prépare l'ouverture de La Fabrique, un dispositif privé d'appui aux start-up.
En coeur de ville, centre de cet axe desservi par la ligne B, les entreprises bénéficieront, outre La Cantine, de nouveaux équipements urbains : EuroRennes, le quartier d'affaires lié à la future LGV (2017), et un centre de congrès flambant neuf.
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Au-delà de l'aspect entrepreneurial, l'agglomération est en effet attachée à ce que son projet French Tech dispose d'un volet grand public. Depuis deux ans, via le FabLab de la ville, 50.000 personnes ont bénéficié d'une initiation à la fabrication numérique et à l'impression 3D. Filière d'excellence de l'économie, le numérique à Rennes se veut l'affaire du plus grand nombre.
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>>> Pour en savoir plus sur la French Tech en métropoles
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