Cartel des embauches : un accord à 415 millions de dollars pour Apple, Google, Intel et Adobe ?

Une plainte en nom collectif, déposée en 2011, accusait plusieurs entreprises technologiques d'avoir élaboré "un réseau interconnecté de pactes explicites pour éliminer toute concurrence entre eux sur les travailleurs qualifiés".

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Un premier accord à l'amiable proposant 324,5 millions de dollars en échange de l'abandon des poursuites avait été signé en avril 2014 mais suite au désaccord d'un des plaignants, une juge californienne avait refusé en août de le valider.
Un premier accord à l'amiable proposant 324,5 millions de dollars en échange de l'abandon des poursuites avait été signé en avril 2014 mais suite au désaccord d'un des plaignants, une juge californienne avait refusé en août de le valider. (Crédits : reuters.com)

Près de 100 millions de dollars de plus que le précédent accord refusé. Les géants technologiques Apple, Google, Intel et Adobe s'apprêteraient à conclure un accord de l'ordre de 415 millions de dollars (environ 354 millions d'euros) avec plusieurs plaignants les accusant de s'être entendus illégalement pour ne pas débaucher leurs salariés respectifs, affirme le New York Times jeudi 15 janvier.

Déjà un accord à 20 millions d'euros pour trois autres groupes

En juillet 2013, trois autres groupes visés dans cette affaire —Intuit, Lucasfilm et Pixar— avaient signé un accord mettant fin aux poursuites les visant pour 20 millions de dollars en juillet 2013. Citant une source informée des négociations, le quotidien écrit sur son site Internet :

"Pour éviter un procès et la divulgation au public de pages entières d'emails compromettants, Google, Apple, Intel et Adobe - les quatre derniers prévenus (dans cette affaire) - offrent de verser 415 millions de dollars."

"Cette somme semble acceptable pour les avocats des plaignants. Si un juge approuve, l'affaire sera close", ajoute le journal en précisant que le projet d'accord pourrait être déposé au tribunal "dès jeudi" 15 janvier. Des échanges d'emails accablants entre Steve Jobs, le défunt fondateur d'Apple, et Eric Schmidt, le président exécutif de Google, alors directeur général, puis avec le directeur des ressources humaines d'Apple ne laissaient en effet planer aucune ambiguïté.

"Éliminer toute concurrence" dans les recrutements

Une plainte en nom collectif, déposée en 2011, accusait plusieurs entreprises technologiques d'avoir nui aux carrières et aux perspectives salariales de plusieurs de leurs salariés en élaborant "un réseau interconnecté de pactes explicites pour éliminer toute concurrence entre eux sur les travailleurs qualifiés".

Un premier accord à l'amiable proposant 324,5 millions de dollars en échange de l'abandon des poursuites avait été signé en avril 2014 mais suite au désaccord d'un des plaignants, une juge californienne avait refusé en août de le valider.

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Commentaires 2
à écrit le 15/01/2015 à 15:44
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Vive le marché (du travail) libre et non faussé.

le 15/01/2015 à 16:45
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C'est pas mieux en France. Depuis que j'ai quitté mon escroc de patron, je ne trouve plus de travail même en revoyant mes prétentions salariales au minimum, alors que je suis expert dans mon domaine et que j'ai travaillé pour des entreprises prestigi...

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