4 questions pour comprendre Gaia-X, le projet de cloud européen

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Parmi les principes fondateurs du projet européen, figure la réversibilité. Gaia-X vise à permettre aux entreprises européennes de basculer facilement d'une offre de cloud à l'autre. Le but : sortir de la dépendance excessive aux géants du numérique (américains, notamment), selon Bercy.
Parmi les principes fondateurs du projet européen, figure la réversibilité. Gaia-X vise à permettre aux entreprises européennes de basculer facilement d'une offre de cloud à l'autre. Le but : sortir de la "dépendance excessive" aux géants du numérique (américains, notamment), selon Bercy. (Crédits : iStock)
Après 18 mois de négociations, la France et l'Allemagne officialisent ce jeudi le lancement du projet de cloud européen. Baptisé Gaia-X, cet écosystème de services doit voir le jour début 2021. Le but : tenter de reconquérir la souveraineté numérique de l'Europe et assurer la sécurité des données des entreprises, alors que le Vieux Continent est actuellement ultra-dépendant des infrastructures de cloud américaines et chinoises. Mais certains mastodontes américains, comme Amazon et Microsoft, participent déjà à des groupes de travail sur ce projet européen... Décryptage.

Coup d'envoi officiel. Les ministres français et allemand de l'Économie, Bruno Le Maire et Peter Altmaier, ont dévoilé ce jeudi les contours du projet de cloud européen lors d'une conférence de presse en ligne.

  • Pourquoi l'Europe veut-elle développer Gaia-X ?

Baptisé "Gaia-X", du nom de la déesse grecque de la Terre, ce projet de cloud européen a été initié par l'Allemagne et la France courant 2019. Le but : reconquérir la souveraineté numérique de l'Europe pour protéger les précieuses données des entreprises du territoire.

Actuellement, le marché du cloud est mondialement dominé par les géants américains (Amazon, Microsoft, Google...), mais aussi chinois (Alibaba). Les entreprises européennes stockent donc leurs précieuses données industrielles sur les infrastructures des mastodontes étrangers de la tech, ce qui suscite de vives inquiétudes concernant la sécurité de ces données.

Les Etats-Unis ont adopté en 2018 une loi extraterritoriale, baptisée Cloud Act (pour « Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act »). Elle confère aux autorités américaines, dans le cadre d'une enquête pénale, le droit d'exiger des entreprises le transfert de données vers les États-Unis lorsque...

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Commentaires
a écrit le 05/06/2020 à 11:53 :
Ça devrait être un des boulots de base du secrétariat de l'U.E.
a écrit le 05/06/2020 à 11:49 :
Ce projet n'a aucune chance de réussir.
J'ai travaillé 2 ans sur le fameux cloud souverain français, Cloudwatt, ainsi que le cloud de l'état français piloté par la DINSIC.
Des fiascos ...
D'une part, c'était piloté par la fonction publique dont j'étais à l'époque, la question n'était absolument pas de réussir le projet pour les cadres dirigeants des ministères mais plutôt de savoir quel ministère aller rafler la mise et qui allait s'accaparer les budgets et les personnels.
De plus tout ça était basé sur la technologie OpenStack qui est Open source mais qui est super dure à maîtriser car instable et très compliquée à installer correctement.
Résultat personne n'était capable de maîtriser la solution brute et il a fallu faire appel des intégtrateurs qui venaient avec une version modifiée et stablisée: ils sont tous américains ou chinois quand on veut quelque chose qui supporte des contraintes d'une utilisation soutenue ... VMWare, RedHat, HP, ....
Au passage si vous allez voir les contributeurs le splus importants du projet open source: mince ils sont soit chinois soit américains ...
On avait donc au final, une solution propriétaire américaine qui contenait un logiciel open source modifée développé à 90% par des contributeurs chinois et américains !
Et en plus pour avoir des services de bases très inférieurs aux géants du Cloud.

Comme cela n'a pas marchait à l'échelon national on va donc retenter à l'échelon européen, échelon qui aujourd'hui est sclérosé de partout par les intérêts nationaux et autres coup fourrés politiques.

Ils n'ont pas compris. C'est trop tard, ou alors il faudrait investir des milliards dans la formation ET payer les informaticiens européens au mêne niveau que les informaticiens de ces géants américains.

Cela ne se fera pas pas et on va encore perdre du temps et de l'argent.

Quand on histoire de souveraineté , les USAs n'ont jamais eu besoin de lois pour tordre le bras à qui que ce soit, la France et l'Allemagne sont dans l'OTAN et sont incapables de résister aux USAs.

Il est vraiment pitoyable de voir que les gouvernants n'apprennent pas et dans un monde de plus en plus instable cela devient également de plus en plus dangereux pour nous.
a écrit le 05/06/2020 à 11:03 :
Les os taurités ont profité du confinement pour faire passer en douce l'accaparement de la bande passante des réseaux de communication au bénéfice des entreprises, le Net n'avance plus on dirait le minitel !!!!

Ne nous laissons pas faire, exigeons la restauration de la bande passante !!
a écrit le 05/06/2020 à 10:59 :
"Baptisé "Gaia-X", du nom de la déesse grecque de la Terre"

Ils sont impayables ! Ils auraient pu au moins choisir Zeus le dieu du ciel et du tonnerre... pour un nuage... en plus les romains l'appelait... Jupiter ! PAR CE QUE C'EST NOTRE PROJET !!!!!!!
a écrit le 05/06/2020 à 10:50 :
Vrai bonne nouvelle. Notre dépendance à des acteurs hors UE est très forte voire dangereuse.
a écrit le 05/06/2020 à 7:16 :
y a pas deja un cloud francais avec dassault et thales?
Réponse de le 05/06/2020 à 11:08 :
;-)
C'est vrai, j'avais oublié !
Réponse de le 05/06/2020 à 16:44 :
En 2009 le gouvernement français lançait en effet l’idée d’un “Cloud à la française”: Andromède. De ce projet, lancé en 2011 autour d’Orange, Thales, SFR, ATOS et Dassault Systèmes dans le cadre des investissements d’avenir (Grand emprunt), sont mort-nés Cloudwatt et Numergy, malgré les 150 millions d’euros investis.Tout ne va pas bien du point de vue gouvernance de la donnée. Le CLOUD Act, loi américaine promulguée le 23 mars 2018, permet au gouvernement, forces de l’ordre et autres services de renseignement américains d’accéder aux informations stockées sur les serveurs des entreprises de Cloud et Télécoms américaines, quelque soit leur situation géographique (il est à noter que le CLOUD Act n’est qu’une façon de réaffirmer l’extraterritorialité du droit américain, c’est-à-dire que le droit américain s’applique sur sol étranger). Tout ceci sans que les propriétaires des dites données ne soient informés.On peut rajouter dans la balance le fait que le RGPD et le CLOUD Act semblent incompatibles, plein de futurs casse-têtes juridiques en perspective. En clair, un serveur américain sur sol français est sous loi américaine, y stocker de la donnée correspond donc à un export de donnée. Une exportation immobile en somme. Joie et Bonheur.
a écrit le 04/06/2020 à 17:09 :
Gaia Déesse grec de la TERRE pour un Cloud ?????
a écrit le 04/06/2020 à 16:13 :
Gaia X c'est pas vendeur comme nom mais c'est encore un business qui se fera entre politiciens et hommes d'affaires européens, aussi l'aspect n'a que peu d'intérêts hein...

18 mois de négociations et encore plus de 12 pour sa mise en application, un salarié travaillant de la sorte se ferait virer à la fin de la journée
Réponse de le 04/06/2020 à 16:39 :
Si vous installez les serveurs chez vous, ça tournera dans 3 jours ?
J'en avais déjà entendu parler, d'un cloud UE mais ça semble avoir fait pschiit, trop cher, pas d'envie, manque d'investisseur(s) qui veut mettre ses bouzoufs dans les paradis fiscaux ? Qui sait ? On voudrait mais peut peu.
A force d'essayer ça finira par fonctionner (dixit les Shadoks).
Réponse de le 04/06/2020 à 16:56 :
ceci dit, mieux vaut tard que jamais
Réponse de le 04/06/2020 à 17:10 :
mdr le mec qui se plaint de tout

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