Assange: la décision de l'ONU ne changera rien pour la police britannique

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Article publié le 04/02 à 07h17, dernière mise à jour le 05/02 à 10h34.
Le fondateur de Wikileaks n'a pas l'intention de sortir de l'ambassade d'Équateur menottes aux mains. Alors que Julian Assange avait annoncé sur Twitter jeudi qu'il se rendrait à la police britannique si un groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire lui donnait tort dans l'affaire qui l'oppose au Royaume-Uni et la Suède, il vient de remporter son pari. L'organisation a effet conclu, dans un décision révélée jeudi par la BBC, qu'elle considérait que la détention du cybermilitant, qui vit confiné depuis près de quatre ans dans l'ambassade équatorienne à Londres, était illégale :
Commentant la décision de l'ONU à venir sur France Inter, Julian Assange a déclaré:
L'Australien de 44 ans est accusé par deux jeunes femmes suédoises de viol et d'agression sexuelle commis dans la région de Stockholm en août 2010. Il vit reclus depuis juin 2012 dans l'ambassade équatorienne de Londres.
Visé par un mandat d'arrêt européen, à la suite de la plainte déposée par les victimes présumées, il refuse de se rendre en Suède de peur d'être extradé vers les États-Unis. En effet, il pourrait se voir reprocher la publication par WikiLeaks en 2010 de 500.000 documents classés secret défense sur l'Irak et l'Afghanistan et 250.000 communications diplomatiques.
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En septembre 2014, Julian Assange avait déposé plainte contre la Suède et la Grande-Bretagne auprès d'un groupe de travail sur la détention arbitraire (WGAD), organisme mandaté par l'Organisation des Nations unies, pour faire reconnaître son confinement dans l'enceinte de l'ambassade équatorienne depuis bientôt quatre ans comme une détention illégale. Ce groupe de travail, dont les décisions ne sont pas contraignantes, doit se prononcer vendredi sur le cas du fondateur de WikiLeaks.
Quant au fondateur de Wikileaks, il estime quant à lui que cette décision est contraignante
(Avec AFP)
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