Coronavirus ou pas, lancement d’un nouveau fonds d’investissement tech
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H318-p10, French Tech 120, réalité virtuelle, VR, iStock
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Le nouveau fonds d'investissement InfraVia Growth Fund a réuni 270 millions d'euros auprès d'investisseurs institutionnels pour prendre des participations dans les pépites tech françaises, et vise désormais les 500 millions d'euros, crise du coronavirus ou pas, a-t-il annoncé ce lundi.
Le fonds fait partie des fonds de capital-risque - sept agréés pour l'instant - qui portent les espoirs du plan Macron annoncé en septembre pour le financement des startups en pleine croissance: ces entreprises qui ont déjà commencé à faire leurs preuves commercialement, et qui cherchent des dizaines de millions d'euros pour accélérer leur développement.
En stimulant ces fonds, le président de la République espère conduire les investisseurs institutionnels comme les assureurs et les caisses de retraite à investir davantage dans la tech française.
L'objectif d'InfraVia Growth Fund est d'atteindre les 500 millions, un seuil qui aurait été atteignable dès septembre si la crise du coronavirus n'avait pas frappé, a indiqué à l'AFP Vincent Levita, qui dirige InfraVia, la société gestionnaire du fonds.
"Ils ont fait leur travail d'analyse [...] mais sont en ce moment dans un mode 'on attend d'y voir plus clair'" explique-t-il.
Par construction, le nouveau fonds se concentre sur un secteur qui pourrait sortir renforcé plus qu'affaibli de la crise du coronavirus: celui des startups proposant des logiciels et autres outils de transformation numérique des entreprises, avec une clientèle exclusivement professionnelle.
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Le fonds a pour vocation d'investir de 10 à 50 millions d'euros à chaque fois chez ses protégées.
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Si le déconfinement se passe bien, avec un retour à une vie presque normale entre mi-juin et mi-juillet, "alors il n'est pas impossible qu'on annonce un premier deal [investissement] en juillet", a indiqué Vincent Levita, qui dénombre une poignée de dossiers prêts à aboutir.
"Si le déconfinement est plus lent, si tout se renormalise" à la rentrée "alors on aura les premiers deals en septembre-octobre", poursuit-il.
Les souscripteurs d'InfraVia Growth Fund sont à 80% des investisseurs institutionnels et Bpifrance, qui intervient à travers trois de ses outils.
Ils comprennent également un certain nombre de sociétés d'investissement de groupes familiaux, et des investisseurs individuels comme Xavier Niel, le fondateur d'Iliad/Free.
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