#DeleteFacebook : Zuckerberg admet un "problème de confiance"

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Reuters/Stephen Lam
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Depuis cinq jours, il se faisait muet. Mark Zuckerberg, co-fondateur et Pdg de Facebook, vient de sortir de son silence après le scandale Cambridge Analytica, qui a éclaté samedi. L'affaire remet pourtant en cause le coeur du business model de Facebook : la collecte de données à des fins publicitaires, qu'elles soient commerciales ou politiques.
En effet, le cabinet d'analyse Cambridge Analytica, au service de Donald Trump pendant sa campagne électorale en 2016, a mis la main sur les données personnelles de 50 millions d'utilisateurs Facebook, sans leur consentement direct. Les informations auraient été obtenues par le biais d'une application créée en 2013 par l'universitaire américain Aleksandr Kogan.
Facebook dit vouloir avertir les 50 millions de personnes dont les données ont été partagées sans leur consentement.
Le jeune milliardaire a également pris la parole sur sa propre page Facebook :
Il revient surtout sur la brèche offerte par Facebook aux développeurs pour allègrement collecter les données personnelles de ses utilisateurs. L'application créée par Kogan a été téléchargée environ 300.000 fois, selon Facebook. Les utilisateurs consentaient alors au partage de leurs données (nom, prénom, ville d'origine, centres d'intérêt...) mais aussi au partage des données de leurs amis. Une brèche réformée par Facebook en 2014.
Facebook était au courant depuis 2015 du transfert des données entre l'universitaire et le cabinet d'analyse Cambridge Analytica. Le fleuron de la Silicon Valley assure avoir demandé "la suppression des données" - ce que Kogan aurait certifié.
Facebook a annoncé d'autres mesures pour tenter d'endiguer la fuite des données :
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Pour autant, Mark Zuckerberg n'envisage aucune remise en cause du business model de son entreprise.
Ce qui implique, selon lui, une gratuité des services.
Depuis 2016, et la prolifération des fake news, Facebook s'embourbe dans les polémiques. Il faut dire que le premier réseau social mondial est devenu gigantesque : il est utilisé par 2,13 milliards de personnes sur une population mondiale de 7 milliards. Une audience - et une responsabilité - que la plateforme n'avait pas anticipée en 2004, lors de sa création à Harvard en tant que simple trombinoscope universitaire.
Face à la polémique Cambridge Analytica, des plaintes et des recours collectifs ont été déposés aux Etats-Unis. Une campagne #DeleteFacebook ("Supprime Facebook", en français) a fait son apparition sur Internet. Même Brian Acton, cofondateur de la messagerie WhatsApp rachetée en 2014 par Facebook, a appelé à quitter le réseau social :
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"Il est temps. #supprimefacebook", estime-t-il sur Twitter, faisant par la même occasion la pub de sa nouvelle entreprise, Signal, une application de messagerie rivale de WhatsApp. Pourtant, Mark Zuckerberg reste confiant face à ce boycott :