Données personnelles : Facebook accusé d'extorsion en Allemagne

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L'enquête se poursuit à l'encontre de Facebook. L'Office fédéral allemand de lutte contre les cartels (Bundeskartellamt) est en train de mener des investigations pour savoir comment le réseau social géant utilise sa position dominante pour exploiter les données de ses utilisateurs. Selon le président de l'office Andreas Mundt :
Débutée au printemps dernier, l'enquête s'est particulièrement concentrée sur le non-respect des règles de protection des données. "Le soupçon initial est que les conditions d'utilisation de Facebook transgressent les règles de protection des données", expliquait dans un communiqué l'office anti-cartel, qui prévoit d'examiner, "entre autres, quel lien il y a entre une éventuelle position dominante de l'entreprise sur le marché et l'utilisation de telles clauses".
Interrogé par Bloomberg, le juriste Frederik Wiemer basé à Hambourg a expliqué que Facebook "extorquait" des informations de ses usagers. "Quiconque n'est pas d'accord pour l'usage des données, peut se retrouver chassé de la communauté du réseau social" ajoute-t-il. "La peur de l'isolement social est exploitée par le site pour parvenir aux activités de navigation de ces usagers."
L'enjeu économique est très important pour Facebook. Le géant américain a annoncé, à la fin du mois de juin dernier, avoir franchi la barre des deux milliards d'utilisateurs actifs par mois sur une population mondiale de 7,6 milliards d'habitants. Cette masse d'usagers a permis à la firme de Mark Zuckerberg de générer 27 milliards de revenus en 2016. Mais la position quasi monopolistique de la firme californienne pourrait être remise en cause par les autorités européennes si une action en justice aboutit, comme l'a récemment montré l'amende record infligée à Google pour abus de position dominante.
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En effet, l'Allemagne est loin d'être le seul pays dans lequel le réseau social créé par Mark Zuckerberg est exposé à des sanctions en raison de ses pratiques en matière de concurrence et de respect de la vie privée de ses utilisateurs.
> Lire aussi : A Hambourg, des activistes vandalisent le siège de Facebook
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En France, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a mis en demeure le réseau social il y a quelques mois pour qu'il cesse de suivre les internautes, même non-inscrits, ayant visité ses pages, emboîtant ainsi le pas à son homologue belge.
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