Ingenico lorgnerait les actifs d'Hypercom en Amérique du Nord
Christine Lejoux
Christine Lejoux
Ingenico a bel et bien quitté le statut de proie pour endosser celui de prédateur. Le fabricant français de terminaux de paiement, qui avait fait l?objet, en décembre, d?une tentative de rachat avortée par le conglomérat industriel américain Danaher, projetterait d?acquérir les actifs américains de son concurrent Hypercom, basé en Arizona (Etats-Unis), selon l?agence Bloomberg, qui cite trois sources proches du dossier. De fait, pas plus tard que le 3 mars, Ingenico avait émis pour 200 millions d?euros d?obligations, afin, notamment de procéder à des acquisitions.
Un pas de géant aux Etats-Unis grâce au partenariat avec Google
En rachetant les activités d?Hypercom en Amérique du Nord, Ingenico renforcerait son assise dans cette zone géographique, qui représente 11% seulement de son chiffre d?affaires, ressorti à 907 millions d?euros en 2010. Le groupe a déjà fait un pas de géant aux Etats-Unis la semaine dernière, en étant retenu par le mastodonte américain de l?Internet Google afin de développer la technologie du paiement sans contact, dans les villes de New York et de San Francisco pour commencer. Ces paiements par téléphones mobiles équipés d?une puce spéciale devraient représenter des transactions de l?ordre de 245 milliards de dollars dans le monde, en 2014, contre 32 milliards seulement en 2010, selon le cabinet Gartner.
Le californien ViVOtech s?intéresse lui aussi aux activités américaines d?Hypercom
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L?acquisition des activités américaines dHypercom, qui ont réalisé un chiffre d?affaires de 126 millions de dollars en 2010, constituerait un joli lot de consolation pour Ingenico, qui avait tenté en vain de racheter l?intégralité du groupe en 2008. Ce dernier est passé dans le giron de son concurrent et compatriote VeriFone en novembre dernier. Les activités américaines d?Hypercom faisant doublon avec les siennes, VeriFone cherche à s?en délester. S?il s?avère qu?Ingenico souhaite bien les racheter, le groupe devra batailler avec ViVOtech. Cette "start up californienne", spécialisée dans le paiement sans contact, s?este fendue dans la nuit de jeudi à vendredi d?un communiqué officialisant son intérêt pour les activités d?Hypercom en Amérique du Nord.
Christine Lejoux
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