Comment répondre à l'urgence énergétique ? En rendant les réseaux électriques intelligents

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L'expérimentation d'Issy Grid à Issy-les-Moulineaux (92) porte sur 160000m2 de bureaux, 10000 employés et 1800 logements, soit 5000 habitants. / BOUYGUES IMMOBILIER
L'expérimentation d'Issy Grid à Issy-les-Moulineaux (92) porte sur 160000m2 de bureaux, 10000 employés et 1800 logements, soit 5000 habitants. / BOUYGUES IMMOBILIER
En dotant les réseaux de capteurs communicants, d'automatismes et de superviseurs, les smart grids (réseaux électriques intelligents) visent à la fois à développer les énergies renouvelables, à maîtriser les consommations et à développer de nouveaux usages, comme le véhicule électrique. Le tout d'ici à 2020...

Le temps presse ! D'ici à 2030, les besoins mondiaux en énergie devraient croître de 50%, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). En outre, les États membres de l'Union européenne devront diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 20 %, améliorer leur efficacité énergétique de 20 % et augmenter de 20 % la proportion des énergies renouvelables (EnR) dans leur mix énergétique d'ici à 2020. Pour les électriciens, ce défi baptisé « 20-20-20 » sera d'autant plus dur à tenir que la production des énergies renouvelables (photovoltaïque, éolienne, hydrolienne, etc.) est naturellement soumise aux caprices de la météo - ce qui la rend difficilement prévisible.

Autre difficulté : le réseau électrique devra accueillir les bornes de recharge pour les 2 millions de véhicules électriques attendus en France à l'horizon 2020. Pour répondre à toutes ces contraintes, les opérateurs électriques devront moderniser le réseau de distribution basse et moyenne tensions qui dessert les particuliers et les professionnels. « Or ce réseau n'a pas été conçu pour cela », remarque Patrice Mallet, responsable Smart Grids chez Accenture France.

Capteurs, automatismes de contrôle-commande, compteurs électroniques, analyse des données massives (big data), superviseurs de systèmes complexes appelés Scada (Supervisory Control and Data Acquisition, « télésurveillance des automatismes et acquisition de données »), communication temps réel... les réseaux basse tension, notamment en France celui d'ERDF (Électricité réseau distribution France, 1,3 million de kilomètres de lignes électriques, 95 % du territoire), réclament désormais leur informatique industrielle. Comme dans une usine.

Vers des tarifs d'électricité fluctuants

On parle alors de smart grids ou de « réseaux électriques intelligents ». Leur mission ? Délivrer une quantité d'électricité suffisante à chacun, au meilleur prix, quel que soit le moment de la journée et de l'année... sachant que les tarifs fixes du kWh sont appelés à disparaître au profit d'un système de prix fluctuant en permanence en fonction de l'offre et de la demande.

« Les smart grids s'appliquent déjà aux réseaux de haute et très haute tensions qui sont, pour l'essentiel, très bien équipés en automatismes pour contrôler les équipements primaires - disjoncteurs et transformateurs. Mais ils vont surtout s'appliquer aux réseaux de moyenne et basse tensions qui vont connaître une nouvelle vague d'investissement. Il faudra en effet d'autant plus les automatiser qu'ils seront soumis aux EnR », analyse Laurent Schmitt, vice-président Innovation et Stratégie Alstom Grid, la division Smart Grids d'Alstom qui génère déjà près de 4milliards d'euros de chiffre d'affaires. « Les nouveaux smart grids devront intégrer non seulement la production décentralisée des EnR intermittentes, mais aussi les EnR de masse, comme l'éolien offshore », souligne-t-il.

À cela s'ajoutent des missions telles qu'améliorer l'efficacité énergétique en minimisant les pertes dans l'écoulement du réseau. Et de maintenir un bon niveau de résilience malgré les incidents climatiques. « Les systèmes d'information des réseaux électriques vont hériter des standards technologiques ouverts d'Internet. Les smart grids seront comme une sorte de gigantesque intranet, la Toile de l'électricité », prophétise Olivier Seznec, directeur de la stratégie technologique pour Cisco France.

« La démarche des smart grids s'étend à présent aux réseaux de gaz et d'eau », décrit Géraldine Trapp, commissaire générale du congrès Smart Grids 2013, dont la troisième édition aura lieu du 4 au 6 juin à Paris. On parle ainsi de Smart Pipe pour le gaz. D'ailleurs, GRDF (Gaz réseau distribution de France), qui exploite un réseau de 193340 km desservant plus de 9000 communes, a lancé le projet Gazpar, un compteur communicant pour la télé-relève dédiée au gaz. Lequel devrait, à terme, remplacer les 11 millions de compteurs analogiques installés. On parle également de Smart Water pour la télé-relève des compteurs d'eau. « Ces compteurs communicants visent notamment à détecter les fuites d'eau dans le réseau », reprend Géraldine Trapp.

Un marché mondial annuel de 77 milliards d'euros

Reste que, pour l'heure, les smart grids électriques tirent le secteur vers le haut. Selon une étude de novembre 2012 d'Items International, ils devraient générer un marché mondial estimé à 100 milliards de dollars par an (environ 77 milliards d'euros) dès 2020. Parmi les acteurs opérant en France, les fournisseurs d'énergie sont évidemment sur les rangs.

Outre RTE et ERDF, on trouve Bouygues Énergies et Services, Veolia-Dalkia ou encore Cofely Ineo-GDF Suez qui s'implique à Toulouse dans un projet de stockage d'énergie avancé reposant sur un volant d'inertie et sur des batteries. Suivent les grands équipementiers électriques et fournisseurs d'automatismes industriels avec, entre autres, ABB, Alstom Grid, Emerson, GE, Hager, Iskraemeco, Itron, Landis & Gyr, Legrand, Rockwell Automation, Schneider Electric, Siemens, etc.

Les fondeurs de silicium comme Inside Secure ou STMicroelectronics ne sont pas en reste. Ainsi que les équipementiers des télécommunications comme Alcatel-Lucent, Cisco, Ciena ou Ericsson. À cet égard, Ericsson a fourni la plateforme d'Acea, à Rome, qui collecte et met en forme les données provenant de 1,7 million de compteurs électriques intelligents depuis six ans. De même Sagemcom Energy & Telecom a commercialisé plus de 2 millions de compteurs intelligents en Europe en 2012. « En Allemagne, nous avions 90 % du marché des MUC [Multi Utilities Controller : passerelles de comptage pour la télé-relève d'eau, gaz et électricité, ndlr] », confie Éric Rieul, DG délégué de Sagemcom Energy & Telecom (1,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires, 4"600 salariés). « Les déploiements ont été gelés en raison d'une nouvelle réglementation sur la protection des données informatiques personnelles. »

Enfin, citons les géants de l'informatique et des télécoms tels que Accenture, Bouygues Telecom, Capgemini, IBM, Microsoft, Orange, SFR ou Steria. Sans oublier les géants de la construction : ETDE et Bouygues Immobilier qui bâtit des bâtiments à énergie positive. Outre les très nombreuses expérimentations, il faut mentionner l'initiative SmartGrids France qui regroupe 2"500 partenaires dans neuf pôles de compétitivité spécialisés dans l'énergie et les technologies de l'information et de la communication.

Une chose est sûre : aucun acteur ne peut aborder ce marché seul. Et de formidables alliances vont se constituer à la faveur de projets d'expérimentation.

Grid4EU : 6 projets, 6 pays, 6 distributeurs

« À l'échelle européenne, le projet Finseny qui, démarré en 2011, rassemble une trentaine d'acteurs, dont Siemens et Orange, traite particulièrement de l'apport des TIC dans les réseaux. Aujourd'hui, les spécifications sont définies et des discussions sont en cours avec les opérateurs électriques pour passer à l'étape des pilotes », précise Régis Hourdouillie, directeur Smart Grid chez Ericsson. Dans le sillage du 7e Programme cadre de recherche de la Commission européenne, le projet Grid4EU se décline en six projets dans six pays et implique six distributeurs (ERDF, Enel Distribuzione, Iberdrola, CEZ Distribuce, Vattenfall Eldistribution et RWE) qui, à eux seuls, représentent la moitié des foyers européens.

« Financé à hauteur de 54 millions d'euros, dont 25 millions proviennent de la Commission, Grid4EU et ses 27 partenaires explorent l'insertion du photovoltaïque résidentiel, le stockage sur batterie, l'îlotage [séparation du microréseau d'un quartier par rapport au réseau régional ou national], l'agrégation des données de consommation et de production locales, détaille Patrice Mallet. Le programme étudie également l'impact du véhicule électrique sur les réseaux, le Demand Response, à savoir l'effacement ou l'activation de la consommation de certains appareils électriques à certains moments clé... Il y a aussi beaucoup d'études sur le comportement des consommateurs. »

Investir davantage dans les systèmes de production locale d'énergie

Pour s'y préparer, une quarantaine de projets sont menés en France avec le soutien actif des collectivités territoriales et locales. Comme Cannes, Issy-les-Moulineaux, Lyon ou encore Nice. Pas étonnant, car le Plan climat national et les Plans climat énergie territoriaux leur confèrent une véritable responsabilité en matière d'énergie. Ce qui les amène à investir dans des systèmes de production locale d'énergie (panneaux solaires sur le toit des bâtiments publics, production d'électricité à partir du traitement des déchets). « Nous sommes engagés avec des collectivités dans une quinzaine de projets qui portent sur l'intégration d'énergies renouvelables dans le réseau ou sur l'optimisation énergétique à l'échelle d'un quartier », indique le représentant d'ERDF. L'opérateur a d'ailleurs prévu de consacrer 28 millions au démonstrateur Nice Grid qui vise à créer un quartier solaire intelligent où résident 1500 habitants et professionnels.

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Commentaires
a écrit le 09/06/2013 à 23:16 :
Il n'y a pas urgence énergétique! Il y a un besoin de la part des états, de l'état, et des sociétés de production et d'investissement dans l'énergie, de faire MONTER les prix de l"énergie avant de faire réduire les consommations, pour ne pas faire réduire les recettes d'impôts et taxes et les bénéfices. "Simple....non?"
a écrit le 09/06/2013 à 11:12 :
Tout cela est de la poudre au yeux c'est comme rendre, soi disant, les automobiles plus intelligent en les bourrant de puce informatique ce qui les transforme en ordinateur a roulette!
a écrit le 08/06/2013 à 17:47 :
Sujet pertinent mais en grande partie orienté. Les grands acteurs ont peur pour leurs monopoles et tentent de vendre des solutions contraintes. Elles seraient imposées à l'utilisateur final, qui n'en a pas besoin, par des intermédiaires (société immobilières) contre de larges commissions. Espérons que la réalité prendra le dessus et que nous pourrons vivre sans être fliqués. Il sera possible de coller une lampe (ou source de lumière) carrée à l'endroit que l'on désire avec une totale autonomie de 2 ans rechargeable et programmable quant à son fonctionnement. ce sera l'ère des appartements sans fils électriques ou de chaufffage. Si l'on a mis fin à l'attaque des panneaux solaires chinois qui permettaient une main-mise sur notre énergie, l'on n'évitera pas la problématique technologique de l'autonomie. Pour ce faire nos grands acteurs devraient se regrouper Total devant absorber Edf en redécoupant une partie de son périmètre à l'intention de Gdf qui devrait se transformer pour sa part en "Suez". Areva coeur nucléaire étant partagé par JV entre ce deux acteurs et ses actifs ordinaires distribués. Les sociétés Véolia et Suez Environnement comme la Saur et d'autres devraient éviter les scandales à répétition en devenant une spécialité des groupes de BTP qui me semble -t-il feraient bien de se réduire à 2 pour les 6 premiers d'entre eux. La souplesse retrouvée de métiers proches permettra d'aborder le virage en étant mieux équipés. On notera que les bâtiments à énergie positive évoqués sont déjà dépassés dans leurs technologie "complexifiée" puisque celle des "algues" apporte une solution moins contraignante. Les acteurs économiques devront avoir la force de rendre du pouvoir d'achat aux français en coupant des recettes sur notre pays pour en retrouver ailleurs.
Réponse de le 09/06/2013 à 1:21 :
Vous avez raison. On est une fois de plus dans l'économie de la rente forcée au profit du capitalisme (?) de connivence. Mais au delà se profile aussi un régime d'exception de plus en plus contraignant. Ainsi au R-U qui a quelque avance en la matière, les équipements ménagers seront connectés et pourront être être coupés du réseau directement par l'opérateur et à sa seule initiative (obligation légale pour les fabricants d'équiper leurs appareils en conséquence). Laisser tant de pouvoirs discrétionnaires devient un problème. Celui-ci n'est qu'un exemple. Par ailleurs, il est tout de même étonnant que toutes les améliorations dont on parle ici, ou celles qui ont eu lieu depuis 30 ans, et qui ont permis de fabuleux gains de productivité, ne se retrouvent jamais en ce qui concerne l'utilisateur final ou le citoyen... Où sont-ils passés, si ce n'est accaparés par les "rentiers" du système?
Réponse de le 10/06/2013 à 2:48 :
Corso quand vous parlez de la solution des algues pour les bâtiments vous pensez aux mûrs d'algues en façade par exemple ? Cà n'est pas applicable partout loin s'en faut et pose quelques problèmes dans plusieurs cas (climat, luminosité, durée de vie des algues, entretien etc) . Donc quand même pas suffisamment généralisable simplement et les microalgues c'est capricieux, demande du suivi etc Quant aux panneaux solaires chinois, je ne les vois pas vraiment stoppés, ils représentent environ 70% des vente du marché européen actuel et le fait d'appliquer des taxes ne change pas beaucoup ce pourcentage (voir aux Etats-Unis, des entreprises s'arrangent pour produire en Chine mais assembler dans un pays non soumis aux taxes et le tour est joué) mais par contre fait baisser les ventes globales et au final cà gêne les particuliers, voire de développement de cette filière. Des taxes oui mais ce n'est pas le seul moyen de tenter d'équilibrer le marché.
a écrit le 08/06/2013 à 17:32 :
En construisant des centrales nucléaires et en recherchant du gaz de schiste.
Réponse de le 10/06/2013 à 2:33 :
Trop cher, trop contraignant et trop risqué les centrales. Pas assez rentable, polluant, limité et trop risqué le gaz de schiste.
a écrit le 08/06/2013 à 16:43 :
Avant de rendre le réseau intelligent, il faudrait déjà que la situation permette un changement et des initiatives. Or en France on en est encore à la monoculture du nucléaire épandu avec un seul acteur étatisé. Un marché en réelle concurrence avec de nombreux acteurs ferait émerger des solutions innovantes et citoyennes. Ex : en Allemagne il y à de plus en plus de villes qui forme des régies pour gérer l'approvisionnement électrique. Se qui permet une production locale, plus adaptée, qui ne se perd pas en parcourant des centaines de km.
Réponse de le 10/06/2013 à 12:14 :
Une grande partie des villes en question surproduisent par rapport à leur besoin propre, en plus leurs parcs de petites tailles alimentent des lignes 20 kV. Du coup encore plus d'électricité se perd en parcourant de grande distances jusqu'à l'endroit où on en a vraiment besoin, avec plus de pertes puisque celles-ci sont multipliées quand la tension est plus faible.

Et même si le parc est dimensionnée approximativement à ce dont a besoin la ville, les variation fortes de sa production font que alternativement il exporte au loin ou il importe fortement, dans les 2 situation les pertes sont là.
a écrit le 08/06/2013 à 4:31 :
Sachant que la crise de l'énergie a déjà commencé. La seule façon est d'augmenter les taxes (j'ai dit les taxes pas le prix HT, il ne s'agit pas d'engraisser les actionnaires ni les employés d'ailleurs de EDF et GDF/SUEZ). Le résultat sera que le consommateur réduira de lui même sa facture et l'état pourra lancer des recherches et des investissements pour compenser (relancer le train dans les campagnes, ...) et financer le changement d'une économie shootée au pétrole vers des modes de vie moins énergivores...
http://www.manicore.com/
Réponse de le 08/06/2013 à 12:45 :
Il faut sans doute augmenter un peu et régulièrement d'un côté le prix de l'énergie mais aussi aider un peu et intelligemment de l'autre et surtout informer (à la télé et dans les médias en particulier et sérieusement) des hausses inéluctables à venir mais surtout des solutions déjà existantes et souvent très optimisées que les particuliers, entreprises, communes, régions etc peuvent déployer. Cà suppose aussi des coordinations d'entreprises et installateurs qualifiés ayant des compétences dans plusieurs domaines car sur le terrain çà manque en France, de même que souvent les tests des produits car on trouve du très bon comme du très mauvais dans le domaine de l'énergie. On trouve également encore trop de produits éléctroménager énergivores vendus. Les programmes TV doivent être au moins mensuel sur le sujet et très qualifiés car pour le moment c'est (très) nul. On dirait que tout est fait pour maintenir les français dans l'ignorance des solutions existantes que seule une minorité connaît et pourtant des solutions performantes arrivent de plus en plus et évoluent vite dans le monde mais ne sont guère évoquées ni proposées en France. C'est un peu pareil dans les transport, l'urbanisme, la construction etc d'ailleurs. Tout ne se résume pas à l'argent mais à la diffusion des connaissances de pointe et projets. Les japonais ont plutôt bien planifié le changement énergétique à la suite de Fukushima avec des solutions d'ensemble assez cohérentes pour l'habitat, les entreprises, le transport et l'export entre autres, malgré des subventions peut-être trop fortes et des changements trop rapides souvent source d'erreurs. Des hausses de prix sans diffusion des connaissances ni aides pénalisent beaucoup de gens qui vont bricoler comme on l'a constaté, là où les solutions doivent être intelligentes, optimisées et souvent multiples donc combinées.
Réponse de le 10/06/2013 à 12:23 :
Et puis les commentaires de 25 lignes qui parlent de solutions optimisées sans en citer explicitement aucune, ça n'aide pas non plus. Seule référence explicite, les produits électroménagers, où on peut effectivement économiser 10? par an contre une énorme dette d'énergie grise en sacrifiant des équipement qui pourrait encore être utilisé de nombreuses années.

En ce moment au Japon, la majorité du PV est installé à Hokkaido, 900 km au nord de Tokyo.S'ils veulent alimenter la capitale avec cela, il va y avoir de sacrée pertes. Par ailleurs, c'est la région du Japon avec le moins de soleil, mais aussi le moins de concentration de population, la seule où il y ait un peu de surface disponible.
Réponse de le 13/06/2013 à 19:48 :
@jmdesp: Pas assez de place disponible? Même la petit Suisse dispose de 200 km2 de toits correctement orientés et utilisables pour la production photovoltaïque, soit de quoi produire 50% de sa consommation électrique actuelle. Sans compter les façades, balcons, murs de soutènement divers et murs anti-bruit orientés au sud. (J'ai la référence.) Et je présume que même Hokkaido consomme de l'électricité.Quant aux panneaux solaires chinois (ou "montés en Chine"), la Suisse les apprécie bien, ça fait baisser les prix, et Meyer Burger produit de très appréciées machine-outils à découper le silicium.
a écrit le 08/06/2013 à 1:19 :
Etonnant que la Tribune se fasse le relais publicitaire du spam du site "crise majeure" qui vient vendre ses livres et ses solutions fort chères, prétendant la fin de monde et l'énergie soit disant perpétuelle, avec pour seuls éléments et objectifs de tromper quelques pigeons.
a écrit le 07/06/2013 à 23:59 :
L'énergie à satiété, sans centrales thermiques ni réseaux électrifiés inutiles, une révolution technologique déjà opérationnelle mais dont on se servira mensongèrement d'ici peu comme l'ultime solution pour l'environnement et le progrès futur de l'humanité :
Des éléments d'information et de réflexion très utiles avec cette vidéo :http://www.dailymotion.com/video/xskzow_le-generateur-electrique-a-plasma-merhan-keshe-a-eindhoven-11-2011_news#.UbJOzvk57K0
Réponse de le 08/06/2013 à 1:07 :
Ce serait mieux de demander aux pigeons qui ont acheté son "pot de peinture" à 5000 euros (et bientôt 20.000 euros lol !!!) s'ils ont pu produire une quelconque énergie !!! ... sans parler "d'aller sur la lune plus vite qu'à la vitesse de la lumière" (sic) !!! Et vous vous avez acheté son "pot de peinture" et avec quels résultats, sinon une perte de temps et d'argent ?? ;o)))
a écrit le 07/06/2013 à 21:05 :
Ces réseaux électrifiés sont le comble de l'inintelligence ; Mais un projet mondial de solution énergétique non polluante et illimitée se profile :

Toutes ces centrales nucléaires, celles à charbon (Allemagne).... tous ces poteaux, ces câbles inutiles qui non seulement enlaidissent, défigurent, l'environnement, mais de plus génèrent des champs électromagnétiques néfastes à la santé des hommes, des animaux et des plantes.

Il existe de hautes technologies qui sont opérationnelles, mais qui pour le moment sont écartées. Le premier réflexe consiste aussitôt à penser aux lobbies qui amassent beaucoup d'argent. Mais c'est plus sournois que cela, car en dominant les sources d'énergie le cartel mondialiste domine tous les peuples, toutes les populations de la terre. Imaginer la liberté, la marche de man?uvre, dont disposeraient les peuples s'ils bénéficiaient de sources d'énergie gratuites ou quasi gratuites. Par exemple recueillir de l'eau de pluie, la filtrer, y ajouter un peu de soude caustique et produire à satiété du plasma, une électricité de haute énergie. Vous direz « il faut au moins qu?il pleuve partout ! » Bien sûr que oui si l?on appliquait de tels moyens l?on permettrait aux éco cycles de retrouver assez vite l?équilibre perdu par les activités humaines dénaturées.

Fabriquer ces générateurs à plasma et en équiper chaque habitation afin de produire toute l'énergie dont on a besoin pour s'éclairer, se chauffer, se déplacer... .. Plus de centrales nucléaires, plus de réseaux électrifiés, plus aucune pollution, ni nuisance, ni risque environnemental majeur dû à la radioactivité (Tchernobyl - Fukushima). Mais il y a mieux encore que cela comme type d'énergie illimitée et non polluante...L'on ne détaillera pas tout ici.

Pour le moment, pas question de laisser faire de cette façon, sauf si notre analyse prospective s'avère exacte. Elle se rapporte à une annonce prochaine de la totale refonte de l'actuel système financier et économique mondial, dans la foulée de laquelle seront présentées à grand renfort de propagande, les applications pratiques et applicables quasi immédiatement de nouvelles sources d'énergie non polluantes et illimitées pour solutionner définitivement les immenses problèmes environnementaux. Ces sources d'énergie qui seront présentées comme étant nouvelles, mais en réalité elles ne le sont pas, certaines datent de près d'un siècle. Mais elles seront présentées comme telles et comme le grand public est tenu dans l'ignorance à ce sujet et pour bien d'autres domaines clés de connaissance, il prendra ça comme argent comptant, de surcroît avec grand enthousiasme, croyant que l'on tient enfin la solution à tous les problèmes fondamentaux auxquels l'humanité est confrontée depuis les années 1950. Question cruciale à se poser par anticipation : Que se cache-t-il vraiment derrière un tel projet bouleversant et totalement inédit ? Réfléchissez-y bien ! C'est fondamental !
Réponse de le 08/06/2013 à 0:13 :
Vous le produisez avec quelle énergie votre plasma ??? ;o))) ... Les smart-grids ne sont pas le "comble de l'inintelligence" par rapport à la gabegie actuelle de l'utilisation d'électricité, ils apportent une nette optimisation de cette dernière donc un meilleur rendement et des gains substantiels. Ils évitent en plus des moyens de production supplémentaires, des usages à bon escient, réduisent les risques de coupures etc. Si vous avez d'autres solutions, citez des exemples précis et liens sérieux svp.
a écrit le 07/06/2013 à 20:48 :
En langage commun,ça signifie :plus de lignes électriques haute tension .On est loin des fantasmes des écolos qui voulaient produire l'énergie dans leur jardin ; C'est la rançon des énergies intermitentes telles l'éolien et le solaire .Mais on économise les ressources non renouvelables comme le charbon ,le gaz et le pétrole .C'est le prix à payer
Réponse de le 07/06/2013 à 23:49 :
Non, comme le souligne l'article les smart-grids concernent désormais plus les réseaux moyenne et basse tension et les énergies renouvelables. Ce n'est pas incompatible du tout avec la production et consommation d'énergie locale, au contraire. Il vaut en outre mieux produire de l'énergie sur son toit, ses murs ou fenêtres etc que dans son jardin qui doit réservé à l'agrément et cultures !
Réponse de le 08/06/2013 à 9:37 :
En Allemagne où, la production électrique éolienne est concentrée dans le Nord très favorable au vent ,on est en train de construire des milliers de kms de ligne HT pour transporter l'électricité vers le sud .
Par contre pour produire de l'eau chaude sur son toit ,vous avez parfaitement raison ;mais ça ne se fait pas ,car, ça ne rapporte pas assez au lobby écolo, qui préfère le photo voltaique, au rendement misérable ,mais aux subventions colossales
Réponse de le 08/06/2013 à 12:14 :
L'industrie du photovoltaïque (Yingli, Sharp, Suntech, Sunpower etc) ou éolien (Vestas, Suzlon, Alstom, Nordex etc) n'est pas un lobby "écolo", juste un lobby industriel (Alstom est impliqué dans différentes énergies). Il n'y a pas de lobby écolo à proprement parler et ce serait une erreur de confondre "green washing" et "écologie" au sens scientifique du terme. Le cas de l'Allemagne est particulier avec l'éolien offshore au Nord venteux et une forte consommation au Sud. Le problème en partie et d'autres se posait de toutes manières aussi avec d'autres énergies et le réseau est ancien donc devait être modernisé. Ce n'est donc pas seulement le problème de l'ajout de milliers de km de lignes qui se posait mais s'adapter à un un développement urbain particulier. Le problème eut été moindre si la planification énergétique avait été envisagée avec la France entre autres au lieu jusqu'à présent de faire chacun son développement sans optimisation de l'ensemble pour des questions de lobbies, nucléaire entre autres, tout comme pour nous d'importer de l'Allemagne etc. Beaucoup de régions peuvent être autonomes de même que des communes pour ne pas dire habitats et il est essentiel de mettre en commun pour éviter les stockages multiples, les énergies renouvelables permettent cela et çà permet à de plus en plus de communes dans le monde de gérer leur énergie, prix et développement, il y en a déjà en France mais beaucoup plus en Autriche etc. Le solaire thermique rapporte (GDF Suez y est présent avec notamment Clipsol et d'autres groupes solaires) dans le monde, son développement est important et va l'être de plus en plus car on peut le combiner de multiples manières : couplage avec pompes à chaleur, vmc double-flux, capteurs tubes sous vide produisant chaleur haute températeur et électricité, panneaux types Dualsun recto PV verso thermique ou hybrides produisant avec quasi 100% de rendement avec gain de place et rapport qualité prix excellent : chauffage + eau chaude sanitaire ECS + électricité. Le rendement du PV hybride est élevé puisque l'on capte la quasi-totalité (presque 100%) de l'énergie PV et thermique reçue. Le rendement du PV concentré tel qu'on peut le faire avec des trackers comme ceux de Soitec à partir de 2mx2m = 4m2 seulement peuvent alimenter une maison de 3 à 4 personnes puisque leur rendement est proche des 40% et ils vont être prochainement commercialisés avec 50% de rendement pour un prix très raisonnable rapidement amorti. Les paraboles solaires (nombreuses en Italie et Espagne ne coûtent pas cher et ont des rendements de plus de 30% aisément). Les subventions au PV dans le monde ne sont plus élevées (sauf pour le moment au Japon à cause de Fukushima mais çà diminue déjà) et dans plusieurs pays elles sont absentes. De plus la production pv est taxée comme en Espagne etc. donc rapporte à l'Etat sans qu'il n'ait à faire des investissements énergétiques qui sont privés. En outre les subventions aux énergies renouvelables sont jusqu'à présent bien inférieures et de loin à celles reçues par les autres énergies fossiles et nucléaires, voire gaz et pétrole de schiste qui pourtant polluent plus et très durablement. Il y a tout un éventail de solutions en énergies renouvelables, effiicence, stockage, optimisation et couplage de procédés. On en est à ce stade de dvpt et il est important que les entreprises proposent les meilleures solutions combinées comme le font des entreprises allemandes, suisses, autrichiennes etc les chinois ne peuvent tout proposer, c'est donc tout l'avenir du marché qui est parfaitement d'avenir, créateur d'emplois, exportable et rentable, on en a la preuve même en France (pourtant assez en retard), avec le nombre de sociétés qui se développent dans ce secteur (voir les récents articles et statistiques de Green Univers entre autres sur le sujet et pme combinant au mieux les innovations qui confirment que le changement s'opère avec bénéfices pour tous malgré la crise).
Réponse de le 08/06/2013 à 18:09 :
Il faut éviter de tout mélanger en voulant penser une solution globale qui n'existe pas. Notre filière nucléaire fonctionne et est exportable mais son usage n'est pas adapté à toutes les situations. Les algues sont idéales pour l'énergie des batiments, les panneaux solaire (ou panneaux lumière) à haute sensibilité sont un complément pour des zones isolées. Mais il ne faut pas être dupe : peu onéreux aujourd'hui, qu'en serait-il du phovoltaïque s'il était adopté partout ? Existe aussi des hommes et des familles qui ne souhaitent pas perdre leur travail. Les solutions seront différentes pour chaque pays. L'autriche par exemple a une population réunie sur 13% de la totalité de son territoire et reste un petit pays, le processus retenu ne peut être identique à celui de la France. Ce qui est important est que les français adoptent localement la meilleure solution pour eux. Elle peut parfois passer par une offre d'état.
Réponse de le 10/06/2013 à 2:09 :
Assez d'accord avec Corso mais c'est le prix et le fait que la plupart des particuliers et entreprises peuvent produire et déjà même stocker leur énergie qui va changer la donne dans de nombreux cas, c'est vraiment une tendance de fond que l'on observe partout, même si çà nécessiterait d'optimiser mieux ce développement trop individuel par des mises en commun de production et stockage pour un meilleur usage des ressources. Les Etats-Unis ont beau avoir le gaz de schiste il y a une demande en hausse de 60% par an pour le solaire par exemple et c'est beaucoup en période de crise. Déjà les programmes s'y adaptent comme c'est le cas en Europe où la production d'énergie par les particuliers, entreprises etc est encouragée et soutenue. Le solaire n'a pas lieu d'être appliqué partout. Pour autant compte tenu des diverses techniques possibles, je vois mal pourquoi ses prix devraient grimper au fur et à mesure de son développement. Il va certes atteindre un seuil minimum limite un jour mais les technologies pour faire le solaire sont nombreuses et pas nécessairement coûteuses ou lié à des ressources forcément limitées (on copie la photosynthèse en l'améliorant par exemple comme en médecine on fabrique des molécules de synthèse plus durables).
Réponse de le 10/06/2013 à 12:28 :
L'Allemagne n'est pas particulièrement une exception, l'Angleterre est en train de faire la même chose avec les éolienne en Écosse, très loin des principaux centres industrielle.
De même en France si on regarde la répartition des éolienne, c'est pas particulièrement centrée sur les zones qui consomment le plus. Les éoliennes ont besoin de surfaces plates sans bâtiments, ou de lignes de crêtes, ou du bord de la mer, et de beaucoup de surface sans habitations proches. Ca conduit de manière très systématique à les installer loin des centres de consommation notable.
a écrit le 07/06/2013 à 16:59 :
comment mieux nous controler.. !
et nous seriner. !
Réponse de le 24/08/2016 à 8:18 :
les grandes multinationale ne paient que tres peu d impots ILS OPTIMISENT !!!!!soit par des artifices fiscaux ou comptables autorises depuis des lustre soit par des domiciliations dans des pays tresaccueillants l urgence serait de proceder A UNE HARMONISATION FISCALE ET SOCIALE CELA REGLERAI DEJA PAS MAL DE PROBLEMES
a écrit le 07/06/2013 à 16:40 :
Il faudra aussi que les usagers soient intelligents, pas seulement les compteurs !
Réponse de le 07/06/2013 à 17:58 :
Un compteur intelligent pour le moment ça n'existe pas. En revanche il y a des compteurs programmés ou commandés à distance par EDF.
Réponse de le 07/06/2013 à 18:03 :
Je vois pas ce que la remarque sur les usagers apporte.. surtout que je connais un retraité d'EDF qui chauffe son camping car stocké en exterieur durant l'hivers pour que celui ci ne prenne pas l'humidité, faut t'il lui installé un Smart compteur ?
Réponse de le 09/06/2013 à 14:06 :
Afin de prendre de la hauteur par rapport au débat dans cette période de crise ne faudrait il pas regarder les moyens d'utiliser les infrastructures existantes pour mieux gérer l'énergie et faire de grandes économie de travaux d?infrastructures ?
Je pense à l'utilisation des courant porteur à haut débit aussi bien sur les immeubles existants que le réseau électrique de l?éclairage public des villes; permettant ainsi de déployer + de 35 services à la ville et notamment le telécomptage et la gestion de l'energie

J'ai assisté la semaine dernière avec la Tribune partenaire de SG Paris 2013 à la remise des Smart AWARDS :
Palmarès des prix récompensés :

Catégorie Smart Réseaux, Smart City - Projet MINOS SYSTEM (Umpi Elettronica Srl)
Le projet consiste à utiliser le réseau existant électrique d'éclairage public pour le transformer en un réseau « Smart » avec le courant porteur en ligne (CPL) pour devenir une infrastructure intelligente capable d'intégrer et de contrôler déjà plus de 35 services d'utilité publique pour la ville.



Catégorie Smart Mobilité & Grand Prix du Public - Projet Infini DRIVE (G2mobility)
Le projet Infini DRIVE doit permettre de recharger massivement des véhicules électriques avec le minimum d?impacts écologiques et économiques. L?innovation repose sur une architecture de communication inédite qui facilite le pilotage de la charge de nombreux véhicules électriques en intégrant les besoins métiers, les consommations énergétiques existantes sur le site de déploiement et les disponibilités du réseau.

Catégorie Smart Home/Building ? Projet Kergrid (Syndicat Départemental d?Energies du Morbihan)
Kergrid est un projet permettant d?aborder sous les angles techniques, juridiques et économiques la question de la gestion des flux d?électricité et celle du stockage à l?échelle d?un bâtiment entre production, stockage et réseaux : un management opérationnel des énergies.


Catégorie Smart Building - Projet LYNX WATTSEEKER (QUALISTEO)
L?identification précise et très rapide des consommations par zones, appareils et usages dans les bâtiments ; un plan d?économie >15% à la carte en quelques semaines ; un coût d?instrumentation 10 fois inférieur aux procédés existants.
Réponse de le 10/06/2013 à 1:53 :
Merci à Foxy Smart pour cette très intéressante et concrète contribution, Bravo !

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