Samsung à la peine face aux violations du travail en Chine

Le constructeur coréen s'est lancé depuis 2012 dans une vaste campagne de respect du droit du travail chez ses sous-traitants chinois. Un audit effectué en 2013 montre pourtant que beaucoup d'infractions existent encore.
Laszlo Perelstein
Les conditions de travail sont devenues un sujet sensible pour Samsung depuis qu'une association américaine de défense des travailleurs a révélé en 2012 qu'un de ses sous-traitants employait des adolescents. | Reuters
Les conditions de travail sont devenues un sujet sensible pour Samsung depuis qu'une association américaine de défense des travailleurs a révélé en 2012 qu'un de ses sous-traitants employait des adolescents. | Reuters (Crédits : reuters.com)

Samsung peine à mettre tous ses sous-traitants chinois au pas. Dans son "rapport de durabilité" 2014 dévoilé lundi, le constructeur coréen écrit que 59 d'entre eux ont échoué à fournir des équipements de sécurité pour leurs travailleurs.

L'audit, mené par un tiers parti en 2013 sur 100 sous-traitants en Chine, n'a constaté aucun travail d'enfants, comme cela a pu être le cas pour Foxconn, sous-traitant d'Apple. Parmi les manquements aux règles, bon nombre usines concernées ne respectent pas la durée légale du temps de travail.

Et si aucun travail forcé n'a été constaté, certains sous-traitants (33) n'hésitent pas à appliquer des amendes ou des pénalités pour discipliner leurs travailleurs, écrit le Financial Times (lien abonné). D'autres (9 d'entre elles) se voient reprochées des pratiques discriminatoires lors des campagnes de recrutements ou dans leur contrat avec des agences de placement. 

Des pratiques dénoncées en 2012 

Les conditions de travail sont devenues un sujet sensible pour Samsung depuis qu'une association américaine de défense des travailleurs a révélé en 2012 qu'un de ses sous-traitants employait des adolescents. Le groupe avait alors lancé une enquête, mettant notamment à jour de nombreux cas de "pratiques inappropriées", notamment des heures supplémentaires. 

Samsung est toutefois à la peine pour faire appliquer des conditions de travail correctes à ses sous-traitants. L'un d'entre eux avait ainsi été dénoncé en décembre 2013 par l'ONG China Labor Watch pour des faits très similaires à ceux dénoncés dans le présent audit.

Samsung prendra des mesures contre les réfractaires

"Le coût du travail augmente en Chine, cela devient de plus en plus difficile pour les entreprises opérant ici", a expliqué à l'agence Bloomberg Lee Moon Hyung, directeur basé à  Pékin de l'Institut coréen d'économie industrielle et du commerce. "Ils doivent aussi répondre à leurs normes de responsabilités sociales. Ce n'est pas optionnel", ajoute-il. 

Le Wall Street Journal  rapporte que dans une publication mise en ligne mardi, Samsung statue que "s'il est découvert qu'un sous-traitant n'a fait aucun progrès, [l'entreprise] appellera constamment à des actions correctives pour s'assurer que le problème est traité dans les plus brefs délais". Reste à voir comment les sous-traitants répondront à ces "appels constants". 

Laszlo Perelstein

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Commentaire 1
à écrit le 02/07/2014 à 9:33
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J' ai commencer à bosser à 14 ans.. je doute être le seul.. j' ai jamais vu d' assos à la gomme venir pleurer sur mon sort à l' époque.. ni me donner du pognon pour bouffer..

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