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L'année 2019 sera tout d'abord l'année de l'intelligence artificielle et surtout celle de sa démocratisation. L'IA évolue déjà à grand pas dans de nombreux domaines et de secteurs. Selon rapport de la banque d'affaires et de conseil spécialisée dans les technologies GP Bullhound, intitulé "Technology Predictions 2019", environ 31% des entreprises devraient ajouter des technologies d'IA au cours des années à venir, avec un impact sur les conditions de travail et la flexibilité des horaires.
Selon les estimations du cabinet Gartner, le marché mondial de l'IA devrait atteindre 1.200 milliards de dollars cette année, soit une croissance de 70% par rapport à 2017. En 2022, il pourrait grimper jusqu'à 3.900 milliards de dollars.
Alexa, Siri, Google Home... En deux ans à peine, les assistants vocaux sont devenus un véritable phénomène. Selon les chiffres de Strategy Analystics, le marché mondial a affiché une croissance de 278% pour le premier trimestre 2018, pour un total de 9,2 millions d'unités livrées. D'ailleurs, 24% des ménages américains possèdent une enceinte intelligente, à en croire une étude Nielsen publiée fin septembre dernier, et 75% en seront équipés d'ici 2020.
Dans l'Hexagone toutefois, l'usage de ces assistants virtuels est encore loin d'être entré dans les mœurs, avec un taux d'équipement avoisinant 1%, d'après le baromètre My Media, dévoilé en octobre dernier. Cela étant, l'intérêt est bien là : 35% des Français interrogés jugent que les assistants vocaux sont utiles et 13% de ceux qui n'en possèdent pas souhaitent pouvoir s'en équiper dans l'année à venir.
Après des années où les contenus ont été mis gratuitement sur Internet et financés par la publicité, l'abonnement payant apparaît à nouveau comme le modèle d'avenir. La qualité des services proposés et les préoccupations des consommateurs concernant l'utilisation abusive des données devraient faire croître l'intérêt pour les services proposant un abonnement payant. De l'assurance aux médias, en passant par l'informatique (grâce au cloud notamment, qui permet la dématérialisation de l'industrie du logiciel) et le divertissement (la télé sur Netflix, la musique sur Spotify ou Deezer...), de plus en plus de services, à la fois BtoB et BtoC, sont proposés via une souscription mensuelle ou annuelle. Un modèle devenu indispensable pour les entreprises, selon Tien Tzuo, auteur d'un ouvrage sur le sujet:
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Selon GP Bullhound, les consommateurs accepteraient d'ailleurs mieux les contenus payants, rappelant dans un rapport trimestriel publié début décembre que Spotify a 83 millions d'utilisateurs payants sur 180 utilisateurs mensuels actifs. En 2018, YouTube a déjà expérimenté différents modèles pour sa plateforme, comme son service d'abonnement sans publicité, Youtube Premium, ou encore Youtube Music Premium. En juin dernier, Facebook a également testé un système d'abonnement payant pour les groupes privés.
La Blockchain fait bien évidemment partie des technologies à surveiller pour l'année à venir. Quasiment tous les secteurs ont commencé à plancher sur des cas d'usages concrets. Dans la finance, l'intérêt des institutions financières traditionnelles pour la Blockchain ne tarit pas, malgré les récentes fluctuations sur le marché des crypto-monnaies. D'après les estimations de GP Bullhound, 2019 devrait même être l'année du transfert du capital institutionnel vers les crypto-monnaies.
Mais les perspectives de la Blockchain vont bien au-delà du monde de la finance : tous les métiers établissant des contrats (assureurs, avocats, notaires...) sont concernés, tout comme des secteurs comme les transports, l'énergie, la logistique ou encore la publicité. Selon un rapport détaillant les investissements dans la Blockchain en 2018 publié en juillet dernier par le cabinet IDC, 1,5 milliard de dollars vont être investis cette année. Le marché devrait atteindre 11,7 milliards de dollars d'ici à 2022.
2019 pourrait également confirmer l'émergence d'Amazon en tant que grande plateforme publicitaire. Selon les prédictions de GP Bullhound, le géant américain du e-commerce va s'emparer d'une part importante du marché publicitaire dans la tech pour menacer, à terme, le duopole Google/Facebook, qui concentrent à eux seuls près de 60% du marché publicitaire américain (37,1% pour Google, 20,6% pour Facebook), selon les dernières estimations du cabinet eMarketer. En 2018, le groupe de Jeff Bezos s'est hissé à la troisième place du podium, avec 4,1% du marché de la publicité en ligne aux Etats-Unis, pour un chiffre d'affaires de 4,6 milliards de dollars (soit environ 4 milliards d'euros). Il double ainsi, pour la première fois, Microsoft et Oath (la filiale médias de l'opérateur télécoms Verizon).
Amazon affiche sur son site des publicités depuis plusieurs années et a décidé depuis peu de proposer des annonces de produits sponsorisés, similaires à celles de Google sur son moteur de recherche. En 2020, sa part de marché pourrait atteindre 7%, soit près de 11 milliards de dollars, avec une croissance annuelle de plus de 50%.
Jugé complexe, coûteux et incertain, le dernier kilomètre de livraison est la dernière étape de distribution d'un produit, entre le commerçant et le client final, soit le maillon le plus sensible de la chaîne. Selon le Centre d'analyse stratégique, il représente 20% du coût total de la chaîne, mais les obstacles s'accumulent pour livrer en ville. Une étude réalisée par DHL et la société de marché Euromonitor a d'ailleurs estimé que les zones urbaines vont compter 600 millions d'habitants supplémentaires d'ici 2030, complexifiant la logistique.
Pour 2019, GP Bullhound prédit que les retailers vont se tourner davantage vers l'innovation pour préserver leurs marges et permettre une accélération des délais de livraison.
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Alors que les consommateurs souhaitent des options de livraison toujours plus rapides, encore très peu d'entreprises d'e-commerce proposent de livrer leurs colis le jour-même, comme le fait Amazon, avec Amazon Prime Now et sous certaines conditions. Pourtant, selon une enquête révélée en 2016 par eMarketer, qui a sondé les e-acheteurs américains, 67% d'entre eux accepteraient de payer plus pour avoir accès à cette option lorsqu'ils font leurs achats en ligne.
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