IA : le fabricant chinois de puces SMIC voit ses bénéfices dévisser
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Le bénéfice non audité attribuable aux actionnaires de SMIC atteint 492,7 millions de dollars en 2024. (Photo d'illustration)
FLORENCE LO
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Le bénéfice non audité attribuable aux actionnaires de SMIC atteint 492,7 millions de dollars en 2024. (Photo d'illustration)
FLORENCE LO
Ce mardi, le fabricant chinois de puces électroniques SMIC - Semiconductor Manufacturing International Corporation - a annoncé la division de moitié de ses bénéfices en 2024. Concrètement, le bénéfice non audité attribuable aux actionnaires atteint 492,7 millions de dollars en 2024, en baisse de 45,4 % par rapport aux 902,5 millions de 2023.
Malgré les investissements records de Pékin en matière de semi-conducteurs, SMIC reste à la traîne face aux géants du marché et leurs puces toujours plus puissantes et petites. La baisse des bénéfices de l'entreprise chinoise ne doit pas masquer la hausse des ventes et particulièrement dans le dernier trimestre. Pour 2025, le groupe chinois prévoit que la croissance de ses ventes sera « supérieure à la moyenne de l'industrie sur les mêmes marchés », dans l'hypothèse d'absence de « changements significatifs dans l'environnement externe ».
La citation est une référence évidente au retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le président républicain a déjà appliqué des droits de douane à hauteur de 10 % sur la Chine, créant des remous dans l'industrie électronique de Pékin. Dans la lignée de son prédécesseur, il pourrait également renforcer les interdictions d'exportations de technologies servant à la fabrication des puces.
L'autre risque pour SMIC, en 2025, dépasse largement la course aux puces dans laquelle s'affrontent la Chine et les États-Unis. La récente réussite de Deepseek a démontré que les sanctions américaines sont vaines, mais également qu'une nouvelle génération d'IA est possible, à partir de puces de plus faibles puissances. A-t-on réellement besoin d'une très forte puissance de calcul pour entraîner un modèle ? La question inquiète les investisseurs et laisse un flou sur les entreprises les plus en pointe dans la conception de puces. À la suite de la publication du code open source de Deepseek, 600 milliards de dollars de valorisation dans l'intelligence artificielle se sont envolés.
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Reste que les États-Unis ont du mal à croire à cette révolution par la faible puissance. Selon l'agence Bloomberg, l'administration américaine soupçonne Pékin d'avoir acheté illégalement des cartes graphiques H100 du géant de la puce IA Nvidia et dont les exportations vers la Chine sont interdites depuis 2 ans. Dans une note publiée début février, le cabinet SemiAnalysis a estimé que DeepSeek aurait ainsi disposé de 10.000 exemplaires de ce GPU (Graphics processing unit).
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(Avec AFP)
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